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Jusqu'à la fin

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mercredi 3 mai 2017

John Le Rouge - Chapitre 9


 



-Qu’est-ce qui vous êtes arrivé ?

-Comment ça ?

Corde sensible touchée ! Ça lui déplaît évidemment.

-Vous êtes plus âgé, plus expérimenté que l’agent Lisbon.

Steve se sent immédiatement offensé on dirait mais ne répond pas. Alors je poursuis vers la provocation.

-Vous avez dû pousser le bouchon bien loin pour vous retrouver sous les ordres d’une femme de vingt ans votre cadette.

Je reprends à ce moment du poil du lion. Pourquoi faire des cadeaux ? Des inepties de glace lancées en pleine figure me révolte. Coup bas, je me venge et je lui en envoie en plein dans les dents. Chacun son tour.

-Qui vous a raconté ça ?

Très mécontent.

-Vous êtes soupe au lait. C’est ça votre problème.

L’énervement monte à mon égard et ; Plein dans le mille !

-Vous êtes pas facile à vivre. C’est pour ça qu’on vous a mis avec Lisbon. Elle était nouvelle et personne ne voulait travailler avec vous.

Mon don à analyser reprend le dessus, la révolte s’est décuplée, boostant l’énergie. La survie de la force mentale. Puis, il fallait s’y attendre. Je provoque à nouveau et en contrepartie, reçois un coup de poing magistral dans le nez. Pour sa maîtrise de soi, je ne me suis pas trompé. Il repassera le gorille mal luné ! Je tombe alors à terre de tout mon poids, le nez qui saigne. Teresa Lisbon arrive à ce moment, très peu ravie de ce qu’elle voit, le visage de l’agent Steve n’ayant désempli de sa colère de son côté.

-Qu’est-ce que vous avez fait Hannigan ?! le réprimande-t-elle, furieuse.

L’expression de l’agresseur assermenté fait place à un air contrit. Cependant, aucune excuse ne peut être fait par ce comportement du tout professionnel.

-Pardon… Je …

-Je vous ai demandé de le raccompagner, pas de le tabasser !

Pendant qu’il se fait houspiller, bien engueuler oui, je constate le degré de la correction qui m’a été infligée. Mais je m’en remettrai.

-Ouais, je sais. Je n’aurais pas dû lui faire ça. Désolé.

L’avouer, oui mais ça risque de lui causer un blâme car même sa gestuelle d’imploration ne lui accordera pas de circonstances atténuantes. Passons !

-Non, non, non. C’est pas grave. Ça fait rien.  C’est.. C’est de ma faute. Je suis responsable. puis je m’adresse à l’agent. Je vous ai provoqué. Je vous demande pardon.

Mon ton d’excuse, reconnaisseur de faute dénote avec celui de l’agent Lisbon qui ne compte pas faire preuve d’autant d’indulgence, passer l’éponge.

-Bon sang ! Hannigan, allez lui chercher de la glace !

Il s’exécute en vitesse, n’ayant pas le choix. Quant à moi, je rassure d’une voix basse, molle, la non si froide agent chef qui s’inquiète de ma blessure, la jeune femme droite pour tout.

-Je vais bien. Je vous assure. Votre collègue n’y est pour rien. plaidant sa cause.

Une juste action de ma part malgré que je sois sonné mais bon. Je l’ai amplement mérité.

-Il est censé représenter la loi et se comporter comme un professionnel à tout moment. se focalisant ensuite sur le coup qui m’a été porté, le timbre assagi. On va soigner votre blessure. Suivez-moi.

Elle m’aide alors à me relever. C’est gentil. Je suis un peu bancal en me levant derrière la photo du gouverneur de Californie, anciennement Terminator, celle-ci encadrée avant de complimenter cette jeune gradée.

-Teresa Lisbon. C’est…. Un très joli nom.

Ce n’est pas dans le but de la flatter seulement pour manipuler mais parce que je le pense réellement.

A partir de là, tout se déroule rapidement pour apaiser ma blessure. Poche de glace sur le nez, pouvant en autre apercevoir quand même que le patron du C.B.I  qui s’est rendu dans l’espace confiné de ce jeune agent chef suite à l’altercation, par ce suivi oculaire depuis la chaise où je suis assis. Il veut sûrement savoir ce qui s’est produit, sur le point de lui résumer sans aucun doute. Celui-ci a certainement peur que je ne change d’avis et que je veuille finalement porter plainte. Trouver un moyen de me faire plaisir, je devine. Ma foi… .

J’ai alors affaire peu après à Virgil Minelli qui se présente, très aimablement, me serrant la main. Eh oui ! Au petit soin, me demandant de rester assis. Nous nous entretenons par la suite en revenant sur l’affaire John Le Rouge, m’expliquant franchement que c’est l’affaire la plus complexe jamais traitée.

-Combien de victimes Lisbon ?! le patron lui demande-t-il.

-Dix. je réponds avec réactivité, incollable.

-Jusqu’à présent. confirmé par la gentille, plus adoucie agent.

Virgil Minelli me raconte en relayant, qu’arrêter ce meurtrier est leur plus grande priorité, me résumant l’essentiel. Plus d’une centaine d’interrogatoires a été menée par l’équipe de Teresa Lisbon justement, réanalysant toutes les preuves matérielles que la police de Sacramento a rassemblées, travaillant avec le F.B.I qui ont suivi plusieurs pistes différentes. Pas encore fait de découvertes majeures. Mais dès qu’ils auront du nouveau, on me le dira. S’il le dit !

-Quelles pistes suivez-vous ? Où vous mènent-elles ? Vous avez des… Vous avez des suspects ?

Ma façon posée déstabilise par ces questionnements impertinents, sentant qu’ils sont surtout menés dans une impasse. Ça se voit.

-Nous ne pouvons pas vous dévoiler les détails de notre enquête.

-Vous n’avez pas de suspects.

Je me montre affirmatif, ne me dégonflant pas pour exprimer mon ressenti. Je ne me trompe pas, je le sais.

-Dossier très compliqué qui demande de la patience. Mais nous faisons tout le nécessaire.

Le responsable du bureau californien me prévient à ce moment que l’agent Lisbon à une longue route à faire mais que dès son retour elle se fera une joie de répondre à mes questions dès ce retour au poste. Elle me montrera les dossiers et me fera un point sur l’enquête. Pas né de la dernière pluie non plus !

-Cette longue route à faire. C’est quelque part en ville ou à la campagne ?

Je les prends de court surtout l’agent chef qui ne tient pas vraiment à ce que je m’incruste contrairement à son supérieur qui se montre plus ouvert à l’idée pour ses propres intérêts évidemment.

-Ça vous dit de l’accompagner ?

Vu ce qui s’est passé, on pourrait même me proposer de donner mon avis sur une scène de crime.  Teresa Lisbon adresse un regard très étonné envers son patron suite à cette proposition, ne partageant pas du tout cette idée. Mais c’est lui qui commande.

-Si vous faites la route avec Lisbon, elle pourra répondre à toutes vos questions sur le chemin.

Et par cette offre, c’est une manière de se débarrasser de moi, de décharger cette contrainte sur son agent et de se faire pardonner par l’attaque physique de son gorille. De toute façon, je n’aurais pas porté plainte. Par ailleurs, cet incident joue en ma faveur. La preuve. Obtention d’une faveur. Je ne vais pas la refuser. Et concernant Teresa Lisbon, sa disposition à m’emmener est passable. Mais…

-D’accord.

J’accepte comme je l’ai dit, profitant de ce que l’on m’offre.

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