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Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
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mardi 23 mai 2017

John Le Rouge - Chapitre 11 (Fin)

 
-Merci.

-De rien.

Je sers alors dans mes bras l'agent Lisbon qui se laisse faire, me tapotant ensuite un peu le dos. Une très belle âme également. Désagréable avec moi au début. Mais s'étant améliorée au fil de l'enquête, tentant de me cerner tel que je suis.

-On y va ?

Elle me précède, je la suis dans la réserve où nous entrons quelques minutes après, une pièce qui renferme une atmosphère lugubre, légèrement poussiéreuse, sentant une odeur de carton. Normal.

Au milieu, une table sur laquelle huit gros larges cartons sont alignés, abritant tout ce qui a été archivé.

-Nous y voilà. Je rentre chez moi. Si vous avez des questions, vous pouvez me téléphoner.

Serviable, douce, dure en même temps mais une personne sûre. J'ai l'impression que je pourrais compter sur elle à l'avenir même si elle a dû se dire que l'unité des crimes majeurs couraient à la catastrophe quand j'ai signé le contrat, presque fataliste de se dire également qu'un jour ou l'autre elle se fera virer par ma faute. Je crois que je ne le permettrais pas, sentant que je pourrais être, qui sait, toujours là si elle devait avoir un problème même si on ne peut le jurer. En tout cas, l'agent Lisbon est de qualité, en valant la peine. Il se peut qu'on devienne ami comme avec L'agent Cho et Rigsby ? Ils me semblent sympathiques malgré qu'ils ne doivent pas me faire totalement confiance, se méfiant, surtout l'agent Cho. Avec le temps, on peut peut-être s'apprivoiser ?

J'observe par la suite les boîtes, hypnotisé, l'adrénaline qui commence à monter. J'en ouvre une pour débuter l'exploration, ouvre la première chemise qui se situe sur la pile des dossiers, sors une feuille et m'appuie contre un vieux canapé en cuir marron abîmé, rangé à l'envers contre le mur, placé à côté d'une étagère de rangement en fer. Il m'a l'air confortable. C'est dommage de ne pas s'en servir. Je pourrais m'allonger dessus, tiens! Faire des siestes, réfléchir. Il m'a l'air vraiment bon et moelleux. J'humidifie ensuite la pointe de mon index pour tourner la page et consulter le rapport.

Plus tard, seul Minelli sera au courant de mon séjour en hôpital psychiatrique, prévenu par une certaine Alex Shultz bien renseignée. Toutefois, curieusement, ça ne l'a pas dérangé, me considérant comme précieux pour les enquêtes qui seront à venir. Finalement, heureusement pour tous. Pour moi...

**************************************

-Par arrogance, par bêtise, j'ai provoqué la furie d'un homme maléfique qui les a tué pour se venger de moi. Pour me faire regretter ce que j'avais fait. Et j'ai bien regretté. Le remord est plus douloureux que la mort. Tout le monde meurt. Mais très peu de gens éprouvent du remord après avoir accompli une mauvaise action. C'est douloureux.

Tout en mangeant une glace, j'explique ce sentiment personnel à un gamin dont sa sœur a été tuée. J'en suis arrivé à ce stade, travaillant depuis quelques temps à présent au C.B.I. Je comprends le désir de vengeance de ce garçon qui à le voir a le même âge qu'aurait ma fille si je n'avais pas provoqué sa mort avec celle de ma femme. Précision que j'ai confessée juste avant.

Tigre, tigre, brûlant, brillant dans les forêts de la nuit. Quelle main, quel œil immortel ont fabriqué ton effroyable symétrie ? William Blake. Mon but ultime. La vengeance n'est pas fait pour les idiots. Elle est constructive pour moi. C'est mon seul loisir. Je nous le dois, je ne défaillirai pas à cette promesse. Angela, Charlotte....

Il m'arrive à présent de parler à ma femme ce qui me fait énormément de bien. Une sorte de thérapie de l'au-delà. C'est vrai. Je ne crois pas aux esprits mais m'adresser à Angela est plus un moyen de la maintenir toujours vivante. Je n'en n'ai pas honte. Et je l'ai même confié à un autre petit garçon prénommé Oscar lors d'une nouvelle enquête où la mère de cet enfant était la victime, celle-ci fréquentant un petit cercle entre amis très prisé où un petit business florissant a causé la mort de cette maman déclarée coupable par une autre mère qui avait perdu sa fille due à une consommation de pilules non recommandées, entraînant par la suite un accident mortel de la route à cause justement d'une prise de cette saleté de bonbons du genre à vous mettre la tête à l'envers.

Lors de l'interrogatoire, je lui ai demandé si ça changeait quelque chose. La mère a fondu en larmes me répondant que non. La douleur était toujours présente. Je ne pense pas qu'elle disparaît lorsque la vengeance s'accomplit. Elle l'apaise peut-être... Suivant pour qui. Je ne peux actuellement jurer de rien.

Il y a une enquête, là spéciale, qui ramène quelques mois auparavant, amenant l'équipe de Teresa Lisbon à Palm Springs dont j'avais été écarté suite à l'incitation indirecte sur une mère, encore, de tirer sur son mari incestueux envers leur fille adolescente avait été portée disparue, tuée en vérité par le père dû au refus de la jeune abusée sexuellement de poursuivre ce rapport ignoble. Pas de preuves tangibles mais je l'avais deviné suite à une rapide inspection d'une série de photos photomaton sur lesquelles les poses de la jeune fille prénommée Marcy, étaient éloquentes par sa gêne d'être sur les genoux de son père. Le regard de celle-ci fuyant, l'inconfort transparaissant voire de la honte.

Et un peu avant à l'extérieur de la maison où les parents se tenaient debout face aux médias pour un communiqué de presse, le père prenant la parole uniquement. La manière dont cette mère a réagi, l'expression à la fois bouleversée et dégoûtée, refusant de tenir la main de son époux.. Ça cachait quelque chose. Je me tenai quant à moi à quelques mètres de l'estrade, observateur, mon esprit qui fut éveillé par des soupçons qui se sont confirmés quand j'ai vu ces photos. J'ai juste fait prendre conscience à la mère éplorée, partageant son désarroi, ce qu'elle soupçonnait déjà. Pas de la meilleure façon du point de vue de l'agent Lisbon, furieuse et devenue plus que froide, sévère, rigide à mon égard suite à ce que j'avais provoqué. La raison pour laquelle on m'avait suspendu, me retrouvant en congé sans solde. Ça commençait bien, n'est-ce pas ?

Heureusement que Cho m'avait mis au parfum en m'informant que le meurtre pour lequel le C.B.I avait été envoyé du comté de Riverside dans le sud de la Californie, avait sans doute un lien avec le mode opératoire de John Le Rouge, rejoignant l'équipe en taxi, qui se trouvait devant le bâtiment de la morgue. L'agent Lisbon lui en a légèrement voulu, demandant auparavant lequel des deux bon à rien, entre Rigsby et Cho, me l'avait répété. Les traiter ainsi... Les pauvres ! Quand il s'agit de John Le Rouge on me le dit. Remarque que j'ai eue la franchise d'exprimer auprès de ma nouvelle chef.

Plus tard, ne pouvant me renvoyer dans un avion retour en partance pour Sacramento et après un détour par l'institut médico légal pour voir les corps de Gregory Tannen, médecin et ami proche de la victime féminine lacérée, celui-ci gay, élément important pour définir la nature de la relation entre eux, seulement, ce que j'avais deviné et confirmé peu après par le docteur Wagner, interrogé par l'agent Lisbon dans le couloir, nous arrivions après notre départ de là-bas, dans cette fameuse propriété dans laquelle la jeune femme prénommée quant à elle Allison Randolph, avait été retrouvée morte.

Crime apparemment donc signé John Le Rouge. Je me suis alors retrouvé à ce moment face à mes démons, me remémorant cette nuit assassine.

Dans la chambre de cette scène de crime, matelas tâchée par une auréole de sang étendue, j'avais observé les éléments sur la coiffeuse, aménagée face au lit, sur laquelle une carte était accrochée sur la glace du milieu. Le message écrit dessus avait retenu mon attention ; Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie. Significatif. Son existence écourtée pour elle et une sorte de renaissance pour moi curieusement.

La manière dont avait été mis maladroitement en évidence le smiley, une incohérence grossière du célèbre mode opératoire qui me sauta aux yeux, je sus immédiatement que ce n'était pas l’œuvre de John Le Rouge. Cette figure sinistre n'avait pas été mis en valeur comme d'habitude, ne voyant pas celle-ci dès qu'on était entré comme on le remarque généralement. Là, ce fut le contraire. On n'avait vu la victime en premier lieu. Grosse erreur ! A partir de là, je m'étais montré odieux avec Brett Partridge, le légiste, dû à notre désaccord. Il m'avait contrarié, étant contrariant. Ces propres mots qui suivirent. Une goule qui prenait trop son pied au travail.

« -Si le gore ça vous fait pas bander, moi j'suis Britney Spears. »

Du tout délicat, j'en avais convenu. Ma grossièreté fut la plus forte et fit sourire Rigsby et Cho.

« -C'est ça votre technique pour vous faire pardonner ?! » réagit Teresa Lisbon ne cautionnant pas ma manière de rétorquer.

Mon esprit s'était redynamisé depuis quelques temps. Autant le remettre en service et ainsi de suite, de plus belle, je m'étais dit. Mon leitmotive.

Malgré que l'agent Lisbon avait continué de se montrer très froide, coupante avec moi, ma petite grenouille toutefois, que j'avais fabriquée, après avoir résolu l'enquête, de retour à Sacramento, ma petite œuvre en papier confectionnée, posée sur le bureau de la chef, l'avait amusé, décrispé grâce au minuscule saut de l'origami. Ça avait viré de nouveau en ma faveur. Je m'étais retourné à cet instant, souriant, en voyant sa réaction détendue, présentant juste avant mes excuses. C'est la grenouille qui me fit pardonné en quelque sorte. Je n'ai pas fini, je pense, de la rendre folle, la faire enrager. Cependant, la glace avait commencé à se briser un peu.

Le coupable de cette enquête fut le docteur Linus Wagner, médecin de famille des Randolph. Il ne semblait pas malfaisant à priori mais il l'était. Sa figure le dénonçait finalement. Sa motivation fut que Tannen voulait le détruire, considérant que la cause humanitaire de Wagner était du vol, l'accusant de détournement de fond. Ce qui était vrai. C'est bien connu ! Et Allison Randolph était l'assistante du magicien comme je l'avais dit. Un leurre. Comme je le plaignais ! Un malfaisant ni plus ni moins. Indéfendable !

Concernant, par ailleurs, Rigsby et Cho l'entente allait bien. On s'entendait tous les trois convenablement y compris avec la jeune bleu, Grace Van Pelt qui avait intégrée il y a quelques mois l'unité des crimes majeures, prenant peu à peu ses marques timidement. J'avais remarqué aussi au restaurant de fruits de mer à Palm Springs une évidence qui n'avait rien avoir avec l'affaire. Un solide béguin de la part de Rigsby envers sa coéquipière, remplaçante d'Hannigan. Ça crève les yeux ! Je l'encouragerais bien à se déclarer, tiens, malgré le règlement interne du C.B.I qui stipule qu'aucun collègue ne doit sortir ensemble. Les règlements sont parfois stupides. Peut-être qu'un jour ça changera. La vie paraît tellement courte. Le temps est précieux. Ne pas le gaspiller inutilement. Non.

Je suis tombé dans une très chouette équipe et ne regrette pas ma venue inopinée au sein du bureau californien d'investigation il y maintenant quatre ans. Comme ça passe ! Le meurtre de ma famille m'a amené à travailler ici. Moi consultant dans la police, arrêtant les méchants. Qui l'eut cru ! Et qui le croirait ? Les forains que j'ai connus n'en reviendraient pas. Moi Patrick Jane, consultant ! Crevant, non ? Voilà ce que je raconte en autre à ma femme.

Et si tu m'entends, qui sait? A toi, à Charlotte. Je vous aime. Je vous promets. L'importance est de toujours vous aimer. Mon ultime force maintenant.

Tigre, tigre.... Si l'on considère que la vengeance, aussi, est une saloperie, moi je la considère comme bénéfique également. Je suis à présent debout, parvenant à mettre un pied devant l'autre, mieux qu'avant, sur ce chemin très long néanmoins. J'avance comme je peux, accompagné de mes loyaux démons. …. Brûlant, brillant dans les forêts de la nuit... Ton effroyable symétrie... Patrick déterminé Jane. Mon nouveau moi en renfort. John Le Rouge. Un jour... Tout ce que je souhaite. Je me le suis promis fidèlement, tenace. La vengeance est dans ma peau. J'ai juré que je me vengerai. La vengeance est productive.

La clémence ? A d'autres ! Comment croire à une telle ineptie ? Connerie ! Cela ne m'empêchera certainement pas de me questionner cependant, le faisant déjà sur ; Est-ce que ça vaut le coup ? A l'heure actuelle oui. Une chasse à un monstre change un homme. La réalité est souvent différente, c'est vrai. Mais là, je ne pense pas qu'elle le sera. John Le Rouge est à moi.




Je me suis détachée de tout confort. J'ai troqué ma belle voiture en la vendant contre une DS bleue, délaissant le m'as-tu-vu avec lequel je paradai. La maison a été vidée, plus rien à part un matelas de fortune qui me sert de lit, installé dans ma chambre où au-dessus le smiley de sang séché non nettoyé, la preuve à conviction, reste indélébile. Macabre mais je me suis adapté. C'est ma maison. La présence d'Angela et Charlotte règne. J' y suis attachée. Mais depuis peu, j'alterne entre ici et un motel de séjour à longue durée, Parkway. Ça m'équilibre, je l'avoue.

Au C.B.I, j'ai adopté ce vieux canapé en cuir esseulé qui est devenu mon meuble de repos attitré où je me repose, réfléchit en effet et fais du sudoku. Surpris ? On ne me l'a pas interdit. Je résous les crimes. Et ce canapé aménagé dans l'espace ouvert de travail apporte du cachet. Ça ne gêne personne. Tous s'y sont habitués. Alors, tant mieux. Et j'adore par ailleurs encore les pizzas après ces fins de chaque mission.

Mes rapports avec Minelli.... Comment dire ? Parfois, il serait capable de m'abandonner sur une autoroute maintenant que mon comportement a repris du poil de la bête. Je ne m'embarrasse de pas grand chose. Je suis le sale gosse brillant et indiscipliné.

-Faut tenir votre bonhomme en place !

Après la pommade, le gant de crin. Pauvre Lisbon ! C'est pas drôle pour elle. Heureusement que ses épaules sont robustes et larges. Ce n'est qu'un début car le maître manipulateur des pensées et du comportement humain qui n'épargne personne c'est moi.







MENTALIST

Personne qui utile l'acuité mentale, l'hypnose ou la suggestion.

Maître dans l'art de la manipulation.




Les présentations sont à présent faites.

Enchanté. Vous allez pouvoir bien me connaître à présent.

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