Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
Cette image animée ne m'appartient pas, provenant d'une autre source.

mercredi 6 décembre 2017

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 21



Teresa plongée dans cet état profond de bien-être, se laisse se prolonger jusqu'à l'arrêt total de ce slow avant de rouvrir les yeux se forçant à émerger de sa sensation de transe, qui s'est solidement cramponnée au corps et à l'âme. Difficile de s'y arracher. C'est très résistant.

Tous deux se détachent, la jeune fille revient à la réalité, sortie de sa bulle, son esprit se remettant de ce moment de grâce exceptionnel. Abrupt comme déconnexion, y étant obligée.

-Et bien merci pour cette danse. C'était un véritable plaisir.

-Oui. C'était sympa de m'avoir invité sur cette chanson.

-Ça aurait été dommage que vous n'en profitiez pas. Vu que vous aimez ce morceau. Même si vous auriez préféré danser avec quelqu'un d'autre. faisant bien allusion au petit ami.

Il est voyant. Non. Juste observateur.

L'adolescente étant encore sous l'effet de la béatitude intérieure, ses lèvres dessinant un sourire radieux sans hochement de la tête pour confirmer. Evidemment que sa première idée, son envie, était de danser avec Kimball mais ce changement impromptu a modifié la donne. Sans faire preuve d'infidélité. Qu'est-ce qu'elle a aimé! Ce qui s'est dégageait de cette danse fut magique, la chanson ayant été pour beaucoup. Une sensation d'extrême bien-être, oui, de joie. Certainement dû à l'aura du professeur ainsi qu'à une compatibilité qui s'est déclarée sur la piste, comme partenaire de danse. Ça se sent quand le courant passe en toute décence d'esprit.

Teresa a ensuite droit à une révérence purement fantaisiste qui la fait davantage sourire, l'amusant ainsi que d'autres élèves qui se tiennent non loin. Un clin d'œil complice, de nature amical s'ajoute, signe de son non sérieux qui est compris avant qu'il ne retourne à sa place de surveillant. Alors que la demoiselle le suit du regard brièvement, celui-ci s'oriente machinalement vers la droite, apercevant son amoureux en pleine discussion avec son entraîneur de base-ball tandis que Grace conserve son expression amusée due justement vis-à-vis de la posture élégante, prise par de mister Jane.

Son amie a bien vu, même à la dernière minute de la chanson, que Teresa avait dansé avec leur prof de sciences/ chimie, le percevant comme avec Danny ou Wayne encore, en compagnie de mademoiselle Frye. Quoi comprendre d'autre?

Le cavalier d'un seul morceau de miss Lisbon se dirige à ce moment en direction du buffet pour s'y servir boire, se versant quelques secondes après du coca dans un gobelet. Tandis, là, qu'il se verse le soda, Madeleine Hightower arrivée à pas sournois, sans bruit, couvert par la musique, celle-ci, d'une voix posée, lui demande avec politesse s'il pourrait lui en verser également. Le jeune prof se retourne, le sourire étiré, faisant preuve de serviabilité.

-Oui, bien sûr. Avec plaisir.

La boisson est ensuite versée dans un autre gobelet puis tendu à la directrice qui le remercie avec amabilité avant de se tourner en direction de la piste de danse pendant que l'enseignant revisse le bouchon sur la bouteille.

-Ça se passe bien vous ne trouvez pas.

-Oui. Très. Répond-t-il, se retournant à son tour, le gobelet également dans la main.

-La soirée est réussie et les élèves s'amusent.

Patrick Jane acquiesce, racontant que dans l'ancien lycée où il était, rien n'avait été aussi distrayant.

-A part le bal de promo ou la soirée pour Halloween qui avait eu lieu une fois et moins bien que celle-ci. Je ne m'attendais pas à une telle réussite, oui, pour cette soirée ici. Riverdale a moins de moyen comparé où j'ai enseigné, sans vouloir vous vexer …..

-Ne vous inquiétez pas. Ça ne me vexe pas car c'est la vérité.

-Tant mieux. Mais je voulais dire que finalement c'est plus ou moins une question d'argent. Quand on voit le gymnase, le désignant de la main, j'en reste encore stupéfait. C'est dingue.

-Lorsqu'on le voit avec un regard différent, ça épate, je suis d'accord. Et avec un budget limité, quand on a de l'idée, avec une somme moindre, on trouve toujours pour embellir un gymnase.

Le professeur hoche la tête, lèvres collées sur le rebord du gobelet, buvant quelques gorgées supplémentaires, enchaînant par la suite sur cette réflexion.

-C'est dommage qu'on ne puisse pas profiter autant qu'eux. Ça donne envie de s'amuser encore plus.

-Il faut bien les surveiller.

-C'est vrai.

-On ne peut pas danser à tout va. Un peu comme ça. Surtout avec des élèves.

Le proviseur oriente à cette seconde son regard vers la cible qui se trouve déjà dans son collimateur, la forme de la bouche qui dessine un soulignement, celui-ci ne ressemblant non vraiment à un sourire sans trop pouvoir le définir. Toutefois, son expression laisse bien deviner un sous-entendu que mister Jane déchiffre.

-N'est-ce pas, Patrick?

L'enseignant baisse furtivement la tête, souriant nerveusement, comprenant la raison de son approche. L'appeler par son prénom comme souhaité antérieurement par lui-même, articulation appuyée sur, n'est pas de bonne augure de nouveau.

-C'est futé comme entrée en matière.

-Merci. Je l'avoue, j'avais très peu soif.

La directrice repose le gobelet sur la table, celui-ci légèrement entamé avant de réapproprier immédiatement son sérieux.

-Je n'ai plus l'impression de m'avoir fait bien comprendre la dernière fois après ce que j'ai vu.

-Si, si. Vous vous êtes fait très clairement comprendre. Inviter une élève à danser était purement innocent comme Kristina Frye avec Danny Ruskin.

-Dois-je vous rappeler que vous avez raccompagné l'élève avec qui vous avez dansé?

-Non.

Hightower fronce alors les sourcils sans se montrer autoritaire mais plutôt interrogative, interloquée de le voir réagir avec une telle désinvolture, la dépassant. Il la fixe ensuite, répétant ce qui avait été répété dans le bureau.

-Je n'ai rien fait de mal.

-Non. Mais ça ne me plaît pas.

Un sourire nerveux en coin cette fois apparaît, yeux levés au ciel, l'expression là qui révèle que ceci est fichtrement ridicule. "Teresa Lisbon a bien raison."

-Très bien, Patrick.

Le regard du proviseur se tourne de nouveau en direction de la piste et d'un air assuré, celle-ci le convoque.

-Lundi matin dans mon bureau durant l'interclasse. Ça vous va?

Sa tête se redirige vers le professeur qui la regarde une nouvelle fois, lui souriant insolemment, l'expression malicieuse.

-Ça me va très bien.

-Parfait.

Hightower lui renvoie un sourire de même nature, le frondeur ne baissant sa garde. La directrice repart du buffet, laissant l'indiscipliné finir son gobelet de coca quant à lui, donnant l'impression de se soucier tellement de cette convocation à ne pas prendre à la légère. Coooool! Ça sert aussi à ça les années 60.

***

Apparemment, à part Grace, personne d'autre n'a fait attention à leur amie qui a obtenu l'honneur de partager une danse et non ordinairement sur une chanson personnellement iconique.

La plupart vont à nouveau se restaurer un peu ou plus comme le grand gourmand tandis que miss privilégiée qui aurait fait plus d'une envieuse, principalement une, surtout, va à la rencontre de son petit ami qui a terminé son entrevue avec le coach. Le voir autant sourire aurait presque pu aveugler ses camarades tant il est rare qu'une quelconque joie vienne étirée un très large sourire, faisant apparaître ses mignonnes petites fossettes comme le pense la demoiselle.

A ce point là, qu'est-ce qui le rend aussi heureux, question posée par Teresa qui a conservé sa mine réjouie, éclatante.

-Tu vas pas le croire.

-Quoi donc?

-Le coach m'a dit qu'il voyait du potentiel dans mon jeu et m'a suggéré de tenter ma chance pour passer professionnel lors des prochaines sélections avec des recruteurs.

-Oh! Mais … Mais c'est géniale.

-Ouais.

L'adolescente prend Kimball dans les bras, contente pour lui, le félicitant, décontenancée légèrement cependant, prise au dépourvu par la nouvelle. Pas par égoïsme, seulement la crainte de l'éloignement. Celle-ci est subitement prise aussi d'appréhension, se disant de suite que ça risque de l'accaparer davantage dû aux entraînements plus intensifs, prendre évidemment sur son temps.

Toutefois, la jeune fille n'est pas du tout le genre non plus à refroidir des élans de bonheur, de surexcitation pour contrecarrer les plans qui propulseraient vers un avenir prometteur. C'est le type à soutenir et encourager malgré cette pointe au coeur un tantinet contrariante qui ne parvient néanmoins pas à gâcher sa sensation de flottement, dominant bien.

L'enlacement se rompt, Teresa étant une nouvelle fois invitée ensuite, la déclinant. Après ce slow qui l'habite, l'invitation est reportée temporairement, acceptant un peu plus tard pour un morceau de rock qui balance pas mal, vous mettant la tête à l'envers, au sens figuré bien sûr.

Lorsque ce sont plus que des mots, on a peine à les oublier et passer facilement à d'autres. Tout importe pourtant.

jeudi 30 novembre 2017

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 20 - Deuxième partie [Fin du chapitre]

Welcome 
To Dance Party 60'S
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Note:

Cette bannière a été pris sur le site thema deco, ne m'appartenant pas. Je l'ai juste modifiée en réalisant un montage avec les suspensions de vinyles et la banderols Roll Let's Rock, trouvée là-bas également et le rajout de la date fait par moi. Donc seule cette touche de création est de moi. Autant le préciser par honnêteté.😉

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Sur une musique et deux, le prof de chimie avait dansé aussi avec Kristina Frye, celle-ci agréablement surprise que son confrère ait montré ce talent encore caché. Un assez bon danseur sans toutefois imiter son élève en faisant la démonstration de toute l'étendue d'une prise de folie furieuse également, pleine de fantaisie acrobatique. Se contenter seulement de passes classiques avec une aisance née. Est-ce surprenant? Oui et non. Mais il surprend. Ça collègue en fut stupéfaite, ne pouvant ne pas lui dire qu'il était un bon danseur.



-Jusqu'à ce que je vous marche sur les pieds. plaisanta-t-il, l'expression transpirant l'espièglerie.



-Je ne crois pas que ça arrivera.



Kristina Frye en fut convaincue vu la maîtrise des pas de son partenaire, extrêmement enjouée à son contact. Il s'était très bien acclimaté à son nouveau poste. En fin de compte pour l'enseignante, elle avait eu la bonne idée de chausser ses baskets. Les responsables de la surveillance n'avait pas été interdits de se joindre au bal rock'n'roll mais leurs yeux devaient quand même rester aux aguets. L'abus de semelles échauffées n'était pas tellement recommandé au cas où.

Sur cette reprise du poste de surveillant, Patrick Jane s'accordait un moment pour parler un peu avec la jeune fille. Pendant ce court échange, dans le coin où se situe le juke-box qui n'a pas été branché, présent ici pour parfaire uniquement le décor, un des petits malins de première, se tenant à proximité, en vient à lorgner sur, intrigué de savoir si la machine de collection marche. Après s'être approché, face à, il regarde derrière, constatant que ça ne l'est pas.

Et ayant une prise à disposition, pile poil installée à côté, par culot, le gamin entreprend de connecter le juke-box sans qu'à cet instant on ne le prenne sur le vif, la masse de lycéens le cachant. La machine reprend vie, s'illuminant de ses couleurs fluorescentes, sort sa monnaie de sa poche de jeans gardée en réserve. Une fois le compté inséré, le morceau actuel diffusé s'arrêtant, il appuie sur P1, attiré par le nom du groupe sans doute. Et magiquement, d'un coup, les premières mesures de la mélodie se font entendre avec une sonorité de belle qualité, déstabilisant tout le monde.







Le présent à traversé la porte spatio-temporelle pour s'incruster en tant que musique du futur, lointain.



-Eh! Qu'est-ce que tu fais?!



Mécontent, le DJ bénévole hausse le ton envers le morveux de 16 ans qui décampe, l'expression quant à elle emplie de nargue, fier de lui. Impossible de stopper le morceau à moins de débrancher la machine. Ne désirant jouer les rabats-joie et foutre une mauvaise ambiance, qu'il y ait un trou dans l'enchaînement, Clarck laisse, n'entachant son rôle de disc jokey.



-Imprévu, imprévu! Merci au galopin!


Les étudiants ne comprennent pas le sens de la dédicace sur le moment.

-Alors on fait une petite pause des années 60 pour revenir à ce bon vieux 90!

Teresa lève subitement les yeux au ciel, pensive, venant à reconnaître ce morceau qui est son préféré, découvert en 1993 en l'entendant à la radio. Coup de foudre! Ses lèvres s'étirent avec grande satisfaction, joyeusement surprise que ce soit cette chanson et non une autre qui ait été sélectionnée, le prenant comme un message étrange.

Remarquant de suite l'expression de la demoiselle, le jeune prof devine à quel point elle est heureuse de l'entendre.

-Vous aimez?

-J'adore cette chanson. Je fonds à chaque fois.

-Je vous comprends.

Miss Lisbon acquiesce, le visage enchanté, l'âme déjà transcendée avant de chercher du regard Kimball qui s'avère être introuvable depuis son champ de vision.

-Vous cherchez quelqu'un?

-Oui. Mais je le vois pas.

-Ah.

Quelques minimes secondes plus tard, malgré la déception de Teresa, Patrick Jane lui propose si elle voudrait bien danser sur; More Than Words, celle-ci se retrouvant décontenancée à son tour face à cette invitation spontanée.

-Avec vous? le désignant du doigt, à la limite de l'hébétement.

-Oui. Bon! Je sais un prof, c'est pas le pied. répond-t-il, le sourire très large.

-C'est pas ce que j'ai dit.

La jeune fille détourne les yeux naturellement, intimidée de nouveau, rosissant petitement avant de regarder droit devant comme si de rien n'était sans qu'elle ne soit mise dans l'embarras par une réflexion taquine dont l'enseignant à le secret.

-Vous aimez cette chanson, non?

-Oui, j'aime cette chanson. tous deux esquissant un doux sourire, l'attitude de chacun s'émanant d'une légère pudeur.

Les doigts de l'adolescente posées sur le bord du dossier d'une chaise se resserrent dessus, simplement par le trac, soupçon d'euphorie, liée également à cette féerique soirée. Non. Elles n'est pas du tout contre. Patrick Jane tend alors ses bras en direction de la piste où beaucoup se sont laissés porter par le morceau, sans se plaindre, au contraire. Et on semble pardonner, Tamzin ayant accepté une nouvelle fois l'invitation de Danny, les autres amis sidérés sans critiquer, l'esprit n'étant d'humeur, les différents mis de côté.

-Vous voulez? la précédent.

Teresa ébauche un élargissement de la bouche, acceptant après qu'il ait complimenté auparavant sa tenue.

-C'est très joli.

-Merci, c'est gentilJ'aime bien aussi comme vous êtes habillé.

-Mercic'est gentil aussi.

De dire que la jeune fille était jolie aurait été selon lui déplacé. Un bon raisonnement que la demoiselle toutefois n'aurait pas compris de travers, ni mal pris. Un compliment sans arrière pensée perverse qui s'accompagne. Mais moyennement approprié dans le langage d'un professeur. Et danser? Il n'y pense pas à cette seconde. Après tout, sa collègue a bien dansé avec un élève. Oui mais …







Tous deux s'avancent ensuite vers la piste, souriants, se placent machinalement en direction du fond, lui prend la main, son bras enlace la taille de Teresa en maintenant un petit espace entre eux, dansant, sans prêter attention à ce que l'on pourrait penser.

Saying I love you is not the words
Dire Je t'aime ne sont pas les mots
I want to hear from you
Que je veux entendre de toi
It's not that I want you
C'est pas que je te veuille
Not to say, but if you only knew
Non à dire, mais si seulement tu savais
How easy it would be to show me how you feel
Comme facile ça serait de me montrer ce que tu ressens

Durant le premier couplet, chacun respecte l'espace, se comportant comme un professeur, une élève sans engager de familiarité qui inclurait un rapprochement. Mister Jane, miss Lisbon sourient sans que leur regard ne se croise ainsi que celui de ses amis, ne s'en étant rendus compte, occupés de leur côté à danser aussi. Summer avec un garçon de terminale, Wayne avec une fille de première, soupirant intérieurement que ce ne soit pas Grace. Fait chier!

More than words is all you have to do to make it real
Plus que des mots est tout ce que tu as à faire pour le rendre réel
Then you wouldn't have to say that you love me
Alors tu n'aurais pas à dire que tu m'aimes
'Cause I'd already know
Car je le saurais déjà

Au fil des paroles, Teresa se sent de plus en plus détendue, s'enfonçant dans un état étrangement second comme flottant au-dessus de son corps, envahie d'une chaleur confortable qui l'enveloppe d'une manière très apaisante. Si bien que sans réellement le réaliser, l'espace qui les sépare mincement est comblé par ce rapprochement qui est remarqué à distance, par contre, par la directrice qui tord du nez, le regard fixé sur cette image vivante, celui-ci se montrant désapprobateur, jugeant cette initiative très contrariante sans aller s'interposer afin de ne pas gâcher l'ambiance non plus. Les comptes seront réglés plus tard, se dit-elle.

What would you do if my heart was torn in two
Que ferais-tu si mon coeur était brisé en deux ?
More than words to show you feel
Plus que des mots pour te faire sentir
That your love for me is real
Que ton amour pour moi est réel
What would you say if I took those words away
Que dirais-tu si j'enlevais ces mots ?
Then you couldn't make things new
Dès lors tu ne pourrais pas renouveler les choses
Just by saying I love you
Juste en disant Je t'aime
More than words
Plus que des mots

Patrick Jane ne repousse pas la jeune fille, laissant, continuant à suivre le rythme lent de ce beau slow romantique, sans que cela ne le perturbe. La main de l'adolescente posée sur l'omoplate droite du prof, remonte sur l'épaule, s'accrochant avant de fermer les yeux, bercée, positionnant ensuite la tête vers ce niveau, le gênant un peu cette fois, avant d'esquisser, quant à lui, quelques secondes après, un sourire, trouvant cette prise d'aise involontaire mignonne finalement, n'y voyant pas de mal, connaissant le genre de la demoiselle.

Now I've tried to talk to you and make you understand
Maintenant j'ai essayé de te parler et de te faire comprendre
All you have to do is close your eyes
Que tout ce que tu as à faire est de fermer tes yeux
And just reach out your hands and touch me
Et juste tendre tes mains et me toucher
Hold me close don't ever let me go
Garde-moi près de toi et ne me laisse jamais partir
More than words is all I ever needed you to show
Plus que des mots est tout ce dont j'ai toujours eu besoin pour te montrer
Then you wouldn't have to say that you love me
Et alors tu n'aurais pas à dire que tu m'aimes
'Cause I'd already know
Car je le saurais déjà

Et on tourne, tourne, Teresa enfermée dans sa bulle de rêve, ayant la sensation d'être seule au monde, le gymnase vide, la vision unique d'eux deux, cet instant s'imposant comme une grâce, se définit ultra spéciale, venant de sa propre pensée, celle-ci s'exprimant tel quel. La tête de l'enseignant se penche légèrement ensuite sans toucher les cheveux de Teresa, souriant à nouveau, l'impression de retourner au bel âge de 17 ans. 
Pas si loin quand même, malgré à huit ans près. Et ils dansent, dansent sur l'intégralité de la durée d'Extreme sans qu'un détachement quelconque ne se créer. Le sentiment bizarre pour la jeune fille, que plus rien n'existe sur ces jolis mots chantés. Ce n'est pas que je te veuille, ce n'est pas à dire. …. Ce ne sont pas les mots.
Juste l'effet apparemment que la chanson procure. Il n'y a rien à blâmer dan ses pensées moins que ces mots, qui restent tout à fait pures, décentes en dehors, ça va de soi.
More than words
Plus que des mots
More than words
Plus que des mots

*lacocinnelle/Traduction

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 20 - Première partie

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Welcome To Dance Party         60'S

                                                                                               
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Les préparatifs étaient à présent terminés, le gymnase prêt à accueillir les élèves du futur, ceux-ci plus que fin disposés à franchir les portes temporelles qui les feraient remonter instamment le temps. Cette préparation avait mis cinq jours, les bénévoles aidant après les cours ainsi que pendant la pause-déjeuner, mangeant là-bas. S'investir autant leur avait permis de respecter les délais en mettant le turbo. Finie peu avant quand même mais vu la superficie, comment penser que le temps serait moindre? Grâce à ces heures passées, la mise en place du décor était à présent bluffante, incroyablement beau, les volontaires aussi bien que les professeurs s'ébahissant, fiers de ce qu'ils avaient accompli.

Tout avait été disposé comme cela avait été pensé et mieux encore. Aménagement du juke-box dans le coin, celui-ci livré par le gérant du Joe's Sharky Pool et un de ses employés, cordialement invités en remerciement mais indisponibles, le café snack étant ouvert. Il faut bien le tenir. Dommage tout de même! A côté de cette machine de collection à tubes colorés de jaune, vert, orange fluorescent, situés sur la surface du meuble star, Elvis se tenait à côté dans sa combinaison blanche à strass et sa guitare.

La légende est toujours vivante même en carton de 182 cm. Quel effet cela rend!

Le Matériel de DJ installé sur une estrade amovible, ressortie presque à chaque événement, soit dansant soit pour le discours du début et fin de l'année. Clark s'est porté volontaire par contre pour jouer les DJ justement, étant bien équipé, ceci acheté grâce à un job d'été de l'année dernière, ayant travaillé durant les deux mois de vacances. Et il a bien été formé dans cet apprentissage du mixage par l'employé justement, encore, de chez Joe's Sharky Pool, qui est quant à lui le DJ officiel du lieu pour tout événement musical également. Tout ce qui a été payé est le décor ainsi qu'un gros projecteur lumineux d'occasion qui marche correctement après essai effectué par Patrick Jane.

Ballons en suspension et aussi à terre, noués à la main, resserrés à ce niveau par des rubans bleus, rouges, roses, noirs, afin d'apporter une note de coquetterie. Affiche vedette, géante, du film West Side Story, scotchée sur le mur du milieu, au fond, ressortant comme une star, également, charismatique. Une œuvre majeure du cinéma de ces années-là, lui rendant hommage. Une excellente idée.

Banderole de bienvenue, le; Let's Rock Welcome, tenant solidement à l'extérieur à la porte d'entrée et celle placée à l'intérieur sur la même porte, celle qui a été personnalisée, fait avec talent, comme prévu. Des créatifs en herbe qui a été prouvé. Le buffet a été recouvert de quatre nappes en plastique sur quatre table réunis d'une largeur satisfaisante, rectangulaire, celle-ci correspondant au thème. Une représentation graphique d'un comptoir d'un Dinner américain, rose sur le dessus, dégradé d'un blanc et de gris sur les côtés, tabourets rembourrés de coussin bleu azur en extra comme imprimé, alignés.

Une bonne trouvaille pas très cher.

Le point restauration a été aménagé à proximité de l'entrée, sans gêner le passage évidemment.

A la carte; Chips, minis cakes au jambon, fromage, olives, préparés par quelques parents d'élèves, ainsi que par la directrice et Kristina Frye. Pizzas bien sûr, fournies par Riverdale ainsi que le coca, l'orangina, du perrier, et du drew mountain offert par Joe's Sharky Pool. Sympa! Et jus de fruit. Des cupackes préparés là par Summer, seulement, le soir, et garantis non sabotés. Ils ont vraiment tous bien boulonné. Qu'est-ce que tout rend bien avant le coup d'envoi de la soirée, la surexcitation battant son apogée!

Par ailleurs, après le rappel à l'ordre du proviseur concernant le raccompagnement d'une élève, l'occasion ne s'est pas représentée, pour cause principalement que le père de Teresa n'a pas failli cette fois, à sa responsabilité. Excepté, un soir où il était réellement de garde à la caserne, madame Kurski s'étant portée volontaire dans ce cas-ci, pour venir la chercher, les frères de la jeune fille venus également.

Il n'était pas question non plus de les laisser seuls. Cette serviabilité, dévotion avaient ravi la demoiselle, où sur le chemin du retour, elles purent parler des préparatifs tandis que les garçons se chamaillaient derrière pour un jeu électronique qui ne fut que passager. Avec diplomatie sans trop hausser la voix, la nounou de substitution savait se faire obéir.

Ce qui avait donc été loupé avait été rattrapé. Les questions défilèrent comme; Si ça c'était bien passé. Oui. Si c'était bientôt terminé. Presque. Si ils s'amusaient bien. Oui, se préparant dans une excellente humeur, rigolant, plaisantant. Bien sûr, un simple résumé de cet échange qui avait duré pendant un peu plus de dix minutes. Des questions posées en autre, racontant que son très bon copain Kimball les avaient rejoint à leur tour quand il n'avait pas ses entraînements de base-ball.

Malgré la manière la plus neutre, détachée possible, la voisine n'avait pas été dupe, devinant que le jeune homme devait représenter plus qu'un bon copain. Les joues de la demoiselle avaient légèrement, très légèrement rosies au moment de citer le prénom, ce qui avait alors mis cette puce à l'oreille sans ajouter de commentaire pour ne pas la mettre mal à l'aise, surtout en la présence de ses frères. Connaissant le tempérament du père, madame Kurski comprenait aisément que ceci reste secret. Pour elle également, mieux valait. Motus et bouche cousue!

Ce complément d'information la fit sourire sans trop accentuer, donnant l'impression qu'elle ne se doutait de rien. Ce qui fit encore moins étirer les lèvres de Teresa, par contre, par ailleurs différemment, et lorsque celle-ci croisa Patrick Jane au détour d'un couloir du lycée durant la pause-déjeuner, qu'elle salua gracieusement, lui demandant par la suite, à voix basse, s'il était bien rentré.

Elargissement mesuré de la bouche, il répondit d'une façon posée, se montrant bref, ce qui étonna l'adolescente, le prof étant si disert normalement.

Cependant, pour tester sa réaction, elle fit l'effort de plaisanter.

-Je ne vous ai pas fait abuser de votre passe-temps favori à nouveau. A moins que ça soit pour la prochaine.

Le jeune prof en sourit gentiment face à une Teresa qui s'excusa sans trop de formalité, se sentant bête pour la manière d'avoir repris son humour.

-Je suis pas si douée que vous. C'est tombé à plat. lèvres élargies avec modération, un peu embarrassée, assumant toutefois.

Pas trop mal pourtant comme tentative!

-Non, non. Ce n'est pas ça.

Les sourcils de l'apprentie blagueuse se froncèrent, s'interrogeant.

-Qu'est-ce que c'est?

-Il semble que ça ne soit pas approprié de reconduire une jeune fille.

-Quoi?! C'est idiot.

-Je sais. Mais ce n'est pas l'avis de tous.

-Comment ça? Je ne comprends pas.

-Madame Hightower m'a surpris la main dans le sac. faisant attention à la formulation de sa phrase due au passage de certains élèves dans le couloir.

-Ah.

-Ouais. prenant un air gêné.

-Mais il n'y a rien de mal à ça.

-Je suis d'accord mais que voulez-vous?

Ses épaules réalisèrent un bref haussement, l'attitude désolée cette fois-ci comme résigné à se plier à la mise en garde.

-Ça pourrait être mal interprété et j'avoue que ce n'est pas totalement faux.

La miss acquiesça néanmoins en y réfléchissant, l'esprit bienséant dans la normal dû à son éducation mais un changement s'était opéré depuis qu'elle était à Riverdale, par ses amis rencontrés, son petit ami avec qui elle s'était dévoilée intimement. Son état d'esprit s'était quelque peu modifié, évoluant personnellement.

La demoiselle trouva donc ceci ridicule, pouvant témoigner de ce fait. Ce n'était pas un satir qui lui avait sauté dessus. Vraiment en tout bien tout honneur mais les apparences jouent bien souvent en la défaveur des gens.

-Je vois. En effet.

-Bon. Je dois y aller.

L'enseignant se sentit moyennement à son aise habituelle par rapport à la fréquentation dans ce couloir, moindre là. Cependant, ce type de discussion, si on veut en débattre n'est pas très idoine dans un lieu en mouvement.

-Oui, moi aussi. répondant aimablement, une tape qui lui fut adressée à l'épaule, d'un geste furtif sans que personne ne le remarque.

-Il ne faut pas que ça mine ou contrarie. Ne vous inquiétez pas. C'est pas grave.

Cela la contraria quand même un peu, l'acceptant toutefois. Chacun repartit en sens contraire ensuite, ne cessant d'y penser de son côté lorsque son esprit était inoccupé par les cours, lui passant légèrement plus tard. La contrariété due à ce que l'on aurait pu imaginer, leur nuisant, mais essentiellement par le comportement du sympa enseignant, ne lui en tenant pas rigueur, ce qui aurait été débile, pensa-t-elle. Teresa préférait le voir agir comme son caractère le préconisait, même s'il va à contre-courant. Au moins ça a changeait. Puis …

Cet apparent abandon de résilience lui avait provoqué une déception qui l'avait pincé au cœur. Étrange! Que faire, oui? Mais pour l'heure, l'esprit était de fête. Comme celui de Wayne lors des préparatifs dont son passe-temps avait été de contempler la nuque de Grace entre deux créations. Les meilleurs jours passés en sa compagnie, à rigoler ensemble, se taquiner en ami seulement.

La réalité revenant lui secouer la tête en ce jour, lui rappelle quant à lui que ceux-ci vont être révolus dès ce soir quand celle qui lui met son petit cœur en vrac fera une entrée au bras de son cavalier. O'Laughlin! Pffff! Soupir.

Il faut profiter des moments offerts même s'ils sont courts, n'étant qu'un cadeau qui vous ai retiré par la suite. Cette faveur accordée en était presque cruelle. Enfin …! Que faire aussi? Et en parlant de cruelle.. .

La besogne punitive qui avait été incombée à Danny, plus ses heures de colle commencées pour le nettoyage des bureaux, lui faisait regretter davantage son méfait vengeur. Il n'en pouvait déjà plus, ne se permettant cependant de broncher. Le proviseur l'avait félicité pour la propreté à laquelle il avait fait preuve d'application, Houdillon s'étant impliqué corps et âme, fatigué cela dit. Crevant! Bizarrement, cette appréciation l'avait redynamisé.

D'autre part, Tamzin et lui viendraient séparément après cet acte intolérable légitimement. Ca sentait le roussi. Eh. On ne pardonne pas en un claquement de doigts et la magie opère. Il faudrait que la jeune sorcière y consent. Mais l'humeur à cet instant précis, collectif, est à la surexcitation.

Oh! Vivement, vivement dans quelques petites heures!

***********************************

The warden threw a party in the county jail.

Le gardien a lancé une fête dans la prison du comté.

The prison band was there and they began to wail.

L'orchestre de la prison est là et ils commencent à hurler.

The band was jumpin' and the joint began to swing.

Ils sont en train de sauter et le tout commence à se balancer.

You should've heard those knocked out jailbirds sing.

Tu aurais dû entendre ces "oiseaux de prison" ravis de chanter

Let's rock, everybody, let's rock.

C'est le moment de se secouer, tout le monde, secouez-vous

Everybody in the whole cell block

Tout le monde dans la taule

Was dancin' to the Jailhouse Rock.

Était en train de danser sur le rock de la prison

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20h30, les élèves commencent à entrer dans le gymnase, entraînés déjà par la musique du King, en recevant plein les mirettes, s'extasiant ainsi que la majorité qui suivra. Ah! Ça oui! Les participants pourraient être récompensés en obtenant le prix du meilleur fabuleux, décor.

Quelques minutes auparavant à l'extérieur, ils ont été accueillis par les luminaires, admirant déjà les premiers moyens qui avaient été mis en place. Mais là! C'est ébouriffant. La plupart, en bon nombre, n'ont pas tardé un peu plus tard d'aller féliciter les braves, talentueux volontaires, déclarant à la directrice, prof de français, que c'était extraordinaire de voir la transformation, celles-ci les remerciant, ravies. On ne peut que complimenter en constatant cette prodigieuse métamorphose.

Kristina Frye fut également congratulée pour sa tenue, certains établissant le lien avec Grease.

"C'est exact."

- Merci, c'est gentil.

Même le proviseur le fut mais un peu moins. Sans doute dû par ce qu'elle représente certainement, sa tenue plus classique. Néanmoins, sa collègue l'a félicité une heure avant, au moment d'arriver, celle-ci heureuse qu'elle ait relevé le défi.

- Vous êtes superbe. agréablement surprise.

- Je ne pouvais pas ne pas faire honneur au thème de la soirée. C'est sobre mais je n'ai pas manqué à ma promesse et j'ai sauté le pas.

-Moi j'aime beaucoup en tout cas.

-Moi aussi. pointant l'ensemble de l'enseignante quelques minutes auparavant, y souriant à pleines dents.

Legging noir arrivant aux mollets, ceux-ci finement galbés, chemise rose pâle satinée, foulard en voile blanc et l'ensemble s'est changé en un du début des années 60. Chaussures pas très féminines pour harmoniser la tenue mais sympa avec des baskets en toile noire. L'effet rend quand même bien. Quant à la robe de la directrice, résidant déjà dans sa penderie, celle-ci est en damier noir et blanc comme on trouvait, à la mode et bottes noires sans plateforme.

Pour la coiffure, un chignon habituel, parfait, cheveux plaqués qui accentue ce port racé. Et concernant la mise en forme capillaire du professeur de littérature, une queue de cheval bouclée, faisant partie de sa nature au blond vénitien. Ravissant.

20h32, le groupe d'amis entre à leur tour dans le gymnase, toujours au rythme endiablé du King, s'étant donné rendez-vous à l'extérieur quelques minutes plus tôt, accompagnés par certains par les parents. Chacun est alors complimenté immédiatement par mademoiselle Frye, épatée par leur tenue. Cela flatte et fait plaisir, la remerciant, en retournant le compliment à l'enseignante, Summer s'avançant en premier.

-C'est vachement chouette ce que vous portez. Et j'aime bien votre robe, madame Hightower. s'adressant ensuite à la directrice qui lui dit merci face à sa sincérité.

Et que dire de l' habit de la petite bombe platine! Les deux responsables du chaperonnage reconnaissant son originalité tout comme ses copains tout à l'heure, les surprenant de nouveau mais une davantage qui les étonna. Moins du goût du proviseur, celle-ci trouve toutefois que ça lui va bien.

-Tant mieux. le visage de la miss rayonnant de contentement. C'est une robe que j'avais achetée comme ça par coup de cœur et j'ai juste rajouté un jupon. Juste un bout de tissu dévoilé.

-Bravo Summer. Tu l'as bien choisi.

-Si j'avais su que je la mettrais pour la soirée!

Antérieurement, dehors, les filles firent sensation entre elles, s'émerveillant sur la robe de l'autre et encore plus sur la petite merveille de Tamzin comme à cette seconde auprès de Hightower, conquise, Frye, qui fait l'unanimité. Une robe corail de forme bouffante sans manches, toutes l'étant, magnifique, en dentelle avec ceinture satinée de couleur coordonnée. La jeune fille remercie d'une manière réservée de nature, là, peu expressive, touchée cependant.

La jeune sorcière n'a pas habitué son entourage à la voir aussi enchanteresse. Modestement, Tamzin a seulement expliqué à ses amis, avant, quand elle reçut un flot de; Waouh! que c'était une robe achetée par sa tante pour un mariage familial, il y a de cela sept mois, dont elle avait parlé brièvement étant sans importance pour la jeune wiccane.

Vega, Summer qui avaient demandé des détails sur la robe en question, les demoiselles étaient servies pour l'admirer. Sans oublier Grace et Lisbon. Même les garçons, Kimball se montrant plus modéré, non trop expansif de toute manière, en pensant néanmoins que c'était une véritable splendeur.

Pour les chaussures, du mariage également, un modèle ravissant de coloris rose foncé, lanières croisées dessus, au bout arrondi d'une hauteur de 5, 5 cm. Elle ressemble à une poupée avec ses cheveux lissés blond, sa frange qui met en valeur son visage mutin. Pour le maquillage, c'est miss Edgecombe qui s'en est occupée en se rendant chez miss Dove.

Du léger gloss de teinte rouge pastèque mais le nom en anglais sonne plus énigmatique, chébrant; Watermelon Red, mascara noir sans parvenir à lui retourner les cils avec le recourbeur de cils par appréhension. Summer n'a pas insisté et le résultat était très jolie aussi. Eye-liner noir au trait prolongé pour obtenir un effet d'oeil-de-chat sans trop remonter, respectant sa requête. Une petite poupée, oui, comme lui a dit sa bonne copine à présent, fière du rendu.

Le joli été adore faire révéler la beauté candide. Mais non tellement de caractère. Toutes deux ont été accompagnées par la tante de Tamzin dont celle-ci a bien apprécié l'amie de sa nièce, la trouvant marrante sans vraiment de préjugés en tête. Pourquoi aurait-elle été méjugée? Et sa robe! Quelle singularité! Ce look! Un style dans le même que celui de Michelle ainsi que Grace mais plus rock rétro, collant parfaitement avec sa personnalité, sa mèche rose ravivée.

Ajouté à cela comme Teresa et miss Vega, un bandeau, noir, coiffée d'une queue de cheval courte, longueur au carré, arrivant au cou quand ses cheveux sont lâchés. Cire à la vanille qui a contribué à plaquer également sur le sommet du crâne, le résultat étant plein de séduction pour une super nana qui possède un sacré pep's. Ah! La robe, le robe, le robe!

Revisitée par un haut en forme de bustier en simili cuir noir, bretelles roses rattachées en nœud derrière, juste pour faire joli, fermée par une fermeture éclair. Ceinture intégrée aussi comme pour mademoiselle Van Pelt et Teresa, rose, longueur de la robe stoppant au-dessus du genou, le bas étant imprimé de petits pois blancs à fond noir. En fantaisie, un caniche rose à laisse d'identique couleur, pour ne pas dépareiller, celle-ci sans être tenue. Très original et lui allant à la perfection.

Concernant les chaussures, aimant la mode, ce qui n'est pas commun, sage, celles-ci sont déjà à talons hauts, mesurant presque 8 cm. Il y a plus grand mais pour danser c'est déjà un peu trop. Si jamais ça devenait un problème, Summer dansera pieds nus, envoyant balader les convenances et demandera sûrement à la directrice et son professeur de littérature/histoire, si elles voudront bien les garder, acceptant certainement. Pour l'instant, ses escarpins de modèle vintage noirs à bordures rose clair, nœud en étoile de teinte nude, lui sont confortables, se sentant à l'aise, sexy et plus grande. Oui.

Pour Van Pelt, accompagnée de Craig, le jeune homme habillée en sportif populaire de cette époque, jean noir, tee-shirt beige et long gilet blanc brodé de la lettre G en bleu marine, tenue un peu identique à monsieur Jane, la jeune fille a fait rater un battement de coeur à Wayne. Lorsqu'il l'a vu arriver, il n'a pas pu retenir ce gémissement, légèrement guttural, renversé. Oh, oui! Sublime! Robe vintage bleu royal portée par la belle, bouffante aussi bien sûr, à peu près identique à celle de Michelle à quelques différences.

Col en ligne noir, ceinture satinée de coloris associé noué en nœud à la taille, cintrée bellement. Quelle beauté gracieuse! Côté coiffure, la demoiselle a réalisé adroitement, avec maîtrise une longue queue de cheval rousse, bombée, rétro, très haute, en appliquant le modèle qu'elle avait sous les yeux, dans la salle de bain. Très joliment réussi, sans bandeau.

Au bruit des vibrations des cordes vocales, Kimball qui se tenait à côté, le regarda, affichant un sourire en coin de bouche, amusé. Que pouvait-il lui conseiller, même en étant dans la confidence de ses sentiments pour l'adolescente? Aucun, la demoiselle n'ayant pas le cœur libre.

Pour chausser ses pieds, des ballerines noires en cuir velours, boucle dessus, faisant l'affaire, de trois centimètres et demi tout comme sa proche amie Teresa, en vernis à nœud la concernant, jaunes par contre pour miss Vega. Ça tombait bien avec sa robe tout aussi splendide de couleur jonquille, style marinière vintage, évidemment, ainsi que rockabilly. Décolleté au dos aussi, agrémenté d'un nœud derrière, pour ne pas changer, col en coeur. Un serre-tête bandeau en tissu rouge vin à pois blanc qui se marie bien. Lumineuse, ravissante. Pour finaliser le look, n'oublions pas la coiffure qui a été réalisée par sa cousine, apprentie coiffeuse qui s'est impeccablement débrouillée.

Une demi-queue bombée, soins apportés à la chevelure qui fait ressortir son marron chocolat. Elle pourrait en faire des ravages tout comme mademoiselle Lisbon qui a eu droit à un compliment privé, chuchoté par son petit copain.

-Tu es très jolie.

Et son regard qui crépita quand il la découvrit, se montrant éloquent. Kimball la trouva tout simplement irrésistible, à croquer. Une poupée, pareillement revêtue d'une robe clair poudré à pois blanc, épidémique, manches courtes, jupon blanc intégré, donnant du volume, cachet. Taille mise en valeur aussi par une ceinture satinée, répandu, s'étant donné le mot involontairement. Quant à ses cheveux, ceux-ci ont été juste crêpés sur le dessus, laqués, ornés d'un bandeau noir qui n'avait pas été remis depuis un moment. Adorable! Bien sûr , maquillage de rigueur, léger.

Les yeux de chacune ont tous été soulignés par du eye-liner, rouge lèvres clair, allant du rose saumon clair pour miss Lisbon, vieux rose pour Summer au grenade clair pour Grace et corail rouge clair pour Michelle, en gloss. Pour les tenues de Teresa, Van pelt et Vega, celles-ci ont été achetées dans ce même magasin que pour la soirée des années 70, très diversifié en choix de décennie. 36$ pour Michelle, 48 pour Grace, offerte par son père et 33 dollars pour miss Lisbon. Pas le même prix pour mademoiselle Edgecombe qui avait payé 57 dollars pour sa robe. Pas le même magasin non plus.

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Du côté de chez les garçons, rien a été dépensé, ayant tout sous la main. Jeans bleu pour Wayne, Kimball tout comme Danny, l'exclu. Blouson OldSchool Urban classics noir, manches blanches à rayures au niveau des poignets ainsi qu'au bas de la veste, tee-shirt blanc, Converse noir au contour blanc. Que Cho est mignon! Très! Quant à son ami Rigsby, un tee-shirt gris porté, basket en toile également, gris, et perfecto. Un style sans faute qui s'accentue avec ses cheveux gominés, coiffés en arrière comme un vrai rockeur. Il aurait pu rejoindre la bande des T-Birds.

Il faut dire que le jeune homme a hésité avant d'enfiler le blouson noir qui ne lui appartient pas, étant la propriété de son père qui l'a laissé ici. La belle pièce cependant était rangée dans le placard du couloir, sans avoir été déplacée ailleurs, au cas où il serait revenu sans doute, sa mère ne voulant y toucher par crainte et dégoût.

Alors qu'il cherchait quelque chose à se mettre sur le dos, aucun blouson ne faisant l'affaire pour cadrer aux années 60, son regard s'arrêta sur le perfecto du paternel, n'osant même pas l'effleurer. Les séquelles psychiques qu'il avait subi par la violence de son père ainsi que sa maman, l'avait fragilisé, le rendant quelque peu vulnérable.

Une scène en flash-back vint foudroyer à nouveau sa mémoire, sentant des picotement au bout des doigts, ayant la sensation d'une brûlure. La maltraitance traumatise assurément. Il referma alors le placard, titillé néanmoins par l'envie d'arborer un look de rockeur. La tentation diabolique lui faisait de l'œil. Wayne rouvrit la porte, le fixa durant un petit instant, percevant le beau morceau en cuir comme un ennemi bon à jeter aux ordures.

Sa main retenta une approche d'une manière créative, légèrement tremblotante avant d'y aller franco, le regard subitement empli de détermination, le visage se durcissant un peu. Ses doigts empoignèrent alors le blouson d'un geste rapide, l'essaya, se dirigeant ensuite vers le miroir de l'entrée afin de voir ce que cela donnait. De le porter, bizarrement, ne le mit pas trop dans l'inconfort, grâce peut-être, car la pièce était portait lors de virées en moto, remplacée par une autre qui l'avait, elle emmenée évidemment. Le perfecto abandonné était légèrement râpé au niveau des épaules, la doublure un peu trouée, ne se voyant pas. Ce n'était pas non plus un concours du meilleur costume. Qui le saurait à part si il l'enlevait et encore? Il fallait fouiller.

Lorsque sa mère le surpris, celle-ci fut prise d'un minime sursautement, plus ou moins ravie que son fils le porte.

-Tu es sûr, Wayne?

-Je sais ce que tu penses et je suis d'accord avec toi. Mais j'ai rien pour la soirée et….

-Il te tente malgré tout.

Le jeune Rigsby afficha un air coupable en regardant sa mère qui se montrait compréhensive envers son ado de fils. Attirance normale même si le père était une (1.) raclure pourrie. Le perfecto lui plaisait bien, oui, obtenant la bénédiction de son aimante maman qui fut remerciée par un bisou sur la joue avant qu'ils ne partent ensemble, content à cette seconde d'aller rejoindre ses amis et d'exhiber sa tenue.

-Allez! On y va.

Pour parachever cette description vestimentaire, Danny s'avère être complémentaire avec son moins pote, excepté le tee-shirt de couleur noir quant à lui, comme légère modification. Blouson en cuir emprunté à son oncle de couleur marron foncé, Un classique signé Schott: le LC5142 black. Pas de perfecto mais le style de la veste passe bien. Baskets en toile, mode 90's, de couleur bordeaux.

Ceci apporte une touche de couleur sans vraiment jurer. Et il s'en fiche. On fait avec ce que l'on a et la mère Hightower, comme Houdini l'appelle lorsque celui-ci est en rogne, ne va pas le sanctionner pour ne pas avoir le parfait modèle du retour vers le passé. De toute façon, assez puni comme ça, ne cessant de soupirer depuis, davantage en apercevant ses amis là-bas, heureux, les trouvant tous sensass, principalement Tamzin, réagissant dans son coin par le même genre de gémissement que Wayne auparavant. Le pauvre! Complètement isolé!

Les deux garçons s'étaient donnés le mot sur le port du cuir. Sans tellement de surprise, ils en avaient discuté, trouvant réciproquement que l'allure lisse manquait de caractère, voulant se transmuté, en apparence, en rebelle cool sans le peigne dans la main pour se recoiffer. Pas besoin. Danny a juste passé du gel dans ses cheveux, les rendant un tantinet hérissés. Cette coiffure maison sans s'être compliqué la vie, lui va assez bien. C'est bien connu. Les garçons vont au plus simple contrairement aux filles qui aiment se pomponner.

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Le groupe s'avance par la suite vers la piste, ébaubi par ailleurs par le décor malgré qu'ils y soient pour quelque chose, le voyant là, avec les yeux de leurs camarades. C'est réellement du beau, bon boulot!

Pendant ce temps, Patrick Jane rejoint Madeleine Hightower et sa consœur, ayant déjà vu sa tenue. En très loquace qu'elle est aussi, Frye l'a trouvé à la hauteur du thème, lui plaisant beaucoup. Jusqu'à ce qu'il y a trois jours, le jeune prof ne savait pas ce qu'il allait se mettre sur le dos, ne pouvant en informer sa collègue qui lui avait demandé lors des préparatifs si il avait trouvé une tenue.

Quand il vit celle de l'enseignante, son regard approuva son choix, le pensant parfait. Même pour la directrice, malgré encore sa sobriété.

-Merci. Ce que vous portez est pas mal du tout. Ça joue de contraste avec votre personnalité.

-J'aime bien, oui.

-C'est que je me disais justement. le sourire insolent aux lèvres face à cette sincérité franche complimenteuse.

Toutefois, à ne pas négliger.

- Le R est pour Riverdale? plaisanta le professeur de littérature.

- Un peu. Ou Rydell comme dans Grease.

-Mais oui. Comment n'y ai-je pas pensé! Travolta à la fin du film en voulant entrer dans le rang pour reconquérir l'estime de Sandy.

-C'est ça. le sourire agrandit, hochant la tête. Culte!

-Oh! Oui.

-Pas comme moi par contre. Pour ce qui est d'entrer dans le rang

Le proviseur lui lança alors un regard non trop jugeur qui acquiesçait, devinant sa pensée avant que celui du nouvel enseignant ne se détourne. Le vilain! Hightower enchaîna ensuite sur le furtif échange sur ce film, ajoutant cette note d'information sur le personnage de Danny Zuko, une manière de faire comprendre au visé que de toute façon il n'était pas du genre à entrer dans le rang et pour preuve.

-Grâce à Sandy, il est épargné et elle lui permet de redevenir tel qu'il est. On ne peut pas changer quelqu'un qui n'est pas ce qu'il est. Et elle, en a marre de faire véhiculer cette image de jeune fille naïve, innocente, crédule. Le personnage est lassée du reflet renvoyée qui est celui d'une ingénue.

Les deux professeurs finirent d'écouter son analyse lucide avec attention, se montrant presque ahuris.

-Waouh! Vous en connaissez sur le sujet. C'est du vécu ou …

Patrick Jane la taquina malgré son agréable étonnement porté envers son observation très psychologue. La directrice souffla légèrement sans faire de gros yeux, face à cette attitude qu'elle savait goguenarde.

Pourquoi s'en formaliser?

-Non. Juste une analyse.

-Vous pensez à moi, n'est-ce pas?

-Monsieur … Hum, pardon. Patrick. Vous ne seriez pas un peu égocentrique? le questionna-t-elle narquoisement.

-Ça se pourrait, oui.

Ses lèvres augmentèrent de largesse, y répondant avec impertinence ce qui amusa sa consoeur.

-Je me disais aussi. un petit sourire en coin de la part de Hightower.

La directrice n'était pas le type de femme à plier, tenant tête et à ce moment-ci, employant de la légèreté, l'esprit encore souple. Une illusion de badinage. Frye racla un peu la gorge dans la foulée pour détendre davantage l'atmosphère, complimentant le proviseur sur cette analyse.

-En tous cas, c'est bien vu.

-Je suis d'accord. conclut sincèrement, de nouveau, mister Jane.

Aucune animosité, malgré ce que l'on aurait suspecté, ne s'était immiscé entre eux. Ce fut simplement un échange de vérité sans hostilité également.

-Super film en tout cas. finalisa le prof de littérature, un peu embêtée néanmoins.

Sur ce point, d'une manière expressive, ils furent unanimes.

-Ah ça, oui!

Le débat, plutôt personnel, rien avoir avec le film, était clos.

La tenue du jeune prof renvoyé une image disciplinée, à l'opposé, oui, de quelqu'un de sage, suivant les règles avec droiture, non fantaisiste dans son caractère. Du tout lui. Cependant, en passant devant une boutique du centre, ce gilet blanc avec cette grosse lettre R, écrite en rouge, se présenta comme une aubaine, lui plaisant bien, en l'inspirant subitement vis-à-vis de la manière dont il devait s'habiller. Il compléta après son achat, avec un pantalon noir serré, tee-shirt noir, baskets de même coloris, boucles ramenées légèrement en arrière. Waouh! Craquant!

Réflexion que s'est dit Summer en se retournant, les filles suivant le mouvement du regard, le reconnaissant, surtout Michelle et Teresa, dont celle-ci y sourit modestement, les garçons validant quant à eux l'habit. Un beau gosse, il fallait bien l'admettre. Un angelot. Ah! Le joli jeune monsieur! Il est pris? Mystère et boule de gomme! Il n'en n'a pas l'air en tout cas sans pouvoir être catégorique. Probable. Rien avoir mais c'est drôle comme Riverdale sonnerait avec Rydell. Et ce qui sonne à la perfection est la musique passée par Clarck, le DJ bénévole, qui ne mixe pas ce qui serait insultant pour l'oeuvre original et une erreur monumentale. Si on dansait?

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Les couples se forment alors sur le rock d'Elvis Presley; Hound Dog, maintenant, Wayne dansant avec Summer, Michelle et Tamzin s'essayant entre copines aux figures non acrobatiques mais de base, sans se montrer gauche. Teresa et Kimball bien sûr, ça coule de source, le jeune homme doué pour la guider, le rythme adopté. Ça l'épate. Toujours plus séduisant, moins honteux lorsqu'un homme sait danser.

Pour une fille, ça passe bizarrement.

Et tandis que Danny a le moral en dessous de zéro, Kristina Frye l'observe à distance. Quelques secondes plus tard, il la retrouve face à lui, son professeur l'invitant pour l'égayer un peu. Après Wayne, c'est au tour de Ruskin la houppe de danser avec, en ayant repensé à ce que lui avait dit Summer, en se préparant devant la glace de la salle de bain aussi, esquissant à cette seconde passée, un sourire. Content finalement que l'on lui adresse de l'attention. Une fois en passant, aucun jugement n'est apporté, sentant bien le rapport élève, enseignant sans ambiguïté. Rien de choquant.

Telle une animatrice qui tenterait de divertir des enfants dans un centre aéré. Même si un homme renverrait cette impression, on le percevrait d'un œil critiqueur. En effet, une femme passe pour pratiquement en tout sans que l'esprit soit mal tourné.

La musique se succède, le groupe ne décollant de la piste sauf pour boire ou grignoter. Les chaussures de Summer tiennent le choc quant à elles, résistant encore à ses pieds sur, plus tard Great Balls Fire et Johnny Be Good, pour le plaisir de la fin des années 50. Et il faut tenir la cadence effrénée qui rend tout le monde euphorique.

Et Wayne, d'un coup de folie, exécute la figure de la ceinture, en un seul tour avant de tout bonnement la reprendre sans avoir causé d'accident, les stupéfiant tous deux, la demoiselle sous le choc, hystérique intérieurement, n'en revenant pas ainsi que certains témoins. Bon sang! C'était quoi ça! Hightower, Jane, Frye, Danny, les autres en restent pantois d'admiration, malgré une légère frayeur de la part du proviseur, celle-ci rassurée ensuite.

-Putain! C'était hallucinant. s'exclame le bel été.

-La vache! Je sais pas ce qui m'a pris!

Les deux partenaires en sourient d'une manière béate. A couper le souffle! Et chacun continue de danser. C'est reparti! Le rock blues rétro d'enfer aurait pu être jouer par Marty Mc Fly, tiens! Mais pas de bande audio sous la platine. Et Chuck Berry … On se lève tous. Hommage! Moins risque tout, sur un peu plus tard encore, les Delltones, un groupe de rock soft australien, morceau s'intitulant; Hangin Five.

-Et on twiste, s'il vous plaît!

Clarck sait communiquer comme un véritable DJ, les y amenant, twistant tous bien pour la plupart, s'amusant comme des fous. Et il y a une pléiade de morceaux. Burning Love, All Shook Up du King, Be Bop A Lula de Gene Vincent, les Rolling Stones, mais si; Paint it Black, Sympathy For The Devil, dansant à leur façon comme ils peuvent, pas mal plus ou moins dans l'assemblée qui n'est pas constituée que des terminales mais également des secondes, premières. Cela en fait du monde dans le gymnase qui s'enflamme! Comment ne pas les diffuser et Clarck adore. Wake Up Little Suzie, le rock rockabilly qui n'est toutefois pas tenté, restant aux bases.

Et plusieurs minutes après, on en vient à la partie slow qui débute avec My Girl, morceau sur lequel Patrick Jane invite Madeleine Hightower qui ne refuse pas, lui montrant qu'elle n'est pas rancunière pour tout à l'heure. Allez! On fait la paix. Et Danny, ma foi, avec Kristina Frye. C'est mignon. S'en suit; A Whiter Shade Of Pale, Michelle dansant là avec un jeune homme, Tamzin assise, observant avant que Ricky La houppe prenne son courage deux mains et lui propose de danser, ne refusant pas non plus à sa grande surprise, à celle de la jeune fille également. Pas de questions posées, juste danser.

Teresa serrée dans les bras de Kimball, amoureusement et Wayne, grignotant, enviant Craig durant cette pause tandis qu'un le complimente pour la passe de tout à l'heure, le remerciant avec un sourire bref. Mais, la roue tourne. Lorsque c'est au tour de O' Laughlin de se reposer un moment, Grace, en toute amitié, prend l'initiative de faire l'expérience du quart d'heure américain en l'invitant. L'ado en bégaye légèrement, décontenancé, ce qui amuse la belle demoiselle avant de prendre sa main tout chamboulé de bonheur. Oh! Ça ne se refuse vraiment pas! Et on alterne avec Hit The Road Jack, encore de Ray Charles puis de nouveau on vogue sur les slows avec Stand By Me.

Le parfum de Van Pelt n'a charmé ses narines que pendant cette chanson, transporté au paradis, fermant les yeux, savourant, mais quel magnifique trois minutes cinquante-deux! Le rock reprend sa place, Kimball décidant à son tour de faire une pause, blouson enlevé, crevant de chaud tout comme Wayne et Danny. Ne l'ayant vu, ils entreprennent intelligemment de confier leur bien au vestiaire, indiqué par monsieur parfait. Mon dieu, qu'il peut l'agacer!

-Sait toujours tout sur tout. Il me sort par les yeux.

-Te plains pas. T'as dansé avec Grace.

-Euh! Ouais. se radoucissant, ne désirant pas se montrer comme ingrat.

-Et il nous a seulement montré où se trouve le vestiaire. A ce point, le fixant brièvement, c'est grave, mon pote.

Son ami trouve à cette minute sa réaction ridicule, sorti de son contexte.

-Ouais. répond-t-il un tantinet renfrogné, passant par la suite.

Faut pas espérer de danse supplémentaire avec Grace. Fait chier! Mais il reconnaît qu'il n'a pas le droit de se plaindre, ayant obtenu ce privilège, vœu exaucé, formulé face à la glace de sa salle de bain, décidément, un peu confusément d'ailleurs. Cela a comme été accordé. Il ne faut jamais douter en ce pouvoir.

Teresa quant à elle en vient à se retrouver isolée involontairement, se tenant un peu plus loin, regardant, le gobelet de soda dans la main, du tout triste, se reposant aussi. Lorsqu'elle voit ensuite arriver mister Jane vers elle, son cœur se met à palpiter nerveusement, contente qu'il soit apparemment revenu à son attitude initiale. Et pas uniquement vraisemblablement. Elle l'apprécie beaucoup.

-On s'amuse bien à ce que je vois.

-Oui, très. Je n'oublierai cette soirée de sitôt.

-Moi non plus, je pense.

-Parce que vous avez également danser avec madame Hightower. esquissant un petit sourire, étonnée, elle doit dire.

-En autre. amusé. Mais ce n'était pas désagréable, en tout bien tout honneur.

Le regard échangé à ce moment est pleine d'éloquence, la jeune fille saisissant le message. Comment oublier cette soirée de sitôt, oui.



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(1.)Référence à la saison 1, Veuve Rouge, ce que dit Adriana Janovitch dans la salle d'interrogatoire quand elle est interrogée par Jane et Lisbon ensuite.;)


*lacoccinelle
Smiley