Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
Cette image animée ne m'appartient pas, provenant d'une autre source.

mardi 10 octobre 2017

Annonce et synopsis de La Nuit Fantastique - Fanfiction spécial Halloween

Bonjour ici,

A l'occasion d'Halloween, une fanfiction sera mise en ligne sur le blog, s'intitulant comme vous le voyez; La nuit Fantastique. Mais de quoi ça parle? Ah, ah!





Synopsis: Le C.B.I est appelé sur les lieux d'un crime qui a été commis dans un parc. Les premières observations concernant le corps de la victime présentent des blessures profondes qui sont apparemment la cause principale de sa mort. Alors que les papiers de la victime sont découverts peu après dans une pochette retrouvée, appartenant à  la victime, des grognements se font entendre.


dimanche 8 octobre 2017

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 16



A 17h30 les enseignant entrent dans la salle des professeurs, celle-ci arrangée différemment à l'occasion de la réunion, chaises en surplus. Café, thé qui sont versés un peu après dans des tasses, celles-ci entassées au fil des trois, quatre années dans un placard. Et il y en a pour tous les profs. Le temps de laisser tiédir, la discussion au sujet de ce premier mois de rentrée débute ainsi que pour la suite, à propos des matières, de leurs premières impressions, des élèves... Quelques minutes plus tard, une gorgée de boisson chaude bue pour certains puis une heure après, les cupcakes sont proposés pendant la pause. Dès la mise en bouche du premier morceau, les enseignants affichent leur épatement, surpris que cette classe de terminal ait réussi à faire de bons petits gâteaux.

Patrick Jane reçoit alors les félicitations de ses confrères dont Kristina Frye et une Hightower par ailleurs stupéfaite.

-Ils se sont vraiment surpassés. Vous avez eu raison de demander de l'aide à Summer Edgecombe et Teresa Lisbon.

-Je pense aussi. C'était une bonne idée et très utile. Mais les garçons ont su s'appliquer et s'impliquer.

-C'est ce que je constate.

La directrice élève alors le cupcake, liant la preuve, l'expression très satisfaite.

-Je me demande si le cours de cuisine n'aurait pas dû rester dans les matières officiellement. C'est dommage.

Elle s'éloigne ensuite tandis que le jeune professeur demande à sa collègue si son gâteau est à son goût.

-C'est un régal. Par contre, c'est curieux mais il y a comme un goût légèrement amer en arrière couche.

-Je n'ai pas encore croqué dans le mien. Peut-être que vous êtes tombée sur un cupcake moins bien réussi. Il y en a qui en ont réalisé trois, quatre, seuls. Vous comprenez ce que je veux dire.

-Ah! D'accord. Très bien oui. répondant, souriante sans se montrer moqueuse ou méprisante.

Quand on débute, ce n'est jamais parfait surtout lorsqu'on est moyennement doué. Avec de la pratique, peut-être si on s'y intéresse.

-Peut-être qu'il y a eu une surdose de levure, non?

-Ça n'a pas un goût de levure. Je ne saurais pas dire ce que c'est.

-Vous n'êtes pas obligée de finir. Il y a assez de cobayes comme ça. L'assemblée des enseignants désignée.

Un sourire magnifiquement malicieux s'étire sur les lèvres de Patrick Jane, amusant celles de mademoiselle Frye qui se ressert de nouveau du café tandis que l'espiègle prof mord à son tour dans son cupcake. Il semble prometteur en saveur ce qui s'avère juste jusqu'à la deuxième bouchée avant que la seconde couche amère ne s'imprègne sur la langue du testeur, grimaçant. L'amertume étant prononcée, le petit gâteau est immédiatement laissé de côte pour en reprendre un autre, un qui l'a même fait lui-même.

Malheureusement, dès la première bouchée, cette fois-ci, cette amertume indéfinissable est plus que prononcée comparé au précédent cupcake. L'expression grimacière s'accentue à ce moment, n'étant le seul. Alors qu'il se retourne vers ses confrères machinalement, Patrick Jane remarque que parmi eux, la grimace s'est presque transformée en épidémie générale, identique à la sienne. Mais d'où peut provenir ce goût amer ?

Au fur et à mesure que certains dégustent leur cupcake, la mauvaise surprise qui s'ajoute est une agression de leur palais, très sensible à cette très désagréable amertume au point que les quelques petits gâteaux choisis sont reposés de suite également sur l'une des tables. Les enseignants ne s'aventurent toutefois pas, par contre à en manger un nouveau de crainte que ce ne soit une mauvaise pioche. Thé, café sont consommés une nouvelle fois afin d'essayer de se débarrasser de cet affreux goût sur la langue des professeurs. Il y en plus de la moitié. Si il n'y avait encore que ce désagrément. Le symptôme qui s'enclenche vite par la suite est un gargouillement de l'estomac qui s'installe sans tarder sur le colon, prédisposé à devenir irritable.

Ah! Les petits gâteaux de fée! De véritables pochettes surprises!

La plupart commencent à cet instant à ressentir des crampes, suivi de maux de ventre. L'ingrédient secret du très vilain magicien fait de son effet, il n'y a pas de doute, écourtant ainsi la réunion bien sabotée, gâchée. Tout est à cette seconde laissé en plan, plus de la moitié des enseignants quittant précipitamment la salle ainsi que l'établissement dans l'espoir d'arriver chez eux à temps. Mais pas pour tout le monde. Quelques-uns se dirigent quant à eux à la rapidité de l'éclair aux toilettes. Les deux seuls, les moins contaminés sont Patrick Jane et Kristina Frye qui ont mis de côté leur cupcake, le nouveau prof quant à lui ayant recraché le premier morceau du second. Ils y ont échappé belle!

Le besoin urgent de courir vers les W.C n'ont pas eu raison des estomacs des autres par malchance ainsi que de leurs intestins. Un des enseignants même crié auparavant à l'empoisonnement, se demandant ce qui leur arrivait. Pas jusqu'à commettre un enseignanticide... Mister Ruskin n'était pas un agité du bocal à ce point. Et en venir à soupçonner monsieur Jane comme souhaité, ça n'est même pas venu à l'esprit de quiconque. Non. Pour eux, cette tentative de rendre malade était l'oeuvre d'un des élèves. But toutefois atteint mais heureusement légèrement pour avoir provoqué des dérangements intestinaux et brûlures, remontées gastriques qui allaient durer durant cinq, six jours pour certains.

Vouloir causer du tort s'avérait être un véritable fiasco. Qu'un nouveau professeur s'amuse à ça en engendrant des conséquences perturbatrices, il aurait réellement fallu être frappé.

Voyant les enseignants filer, Patrick Jane demanda à sa collègue si elle se sentait bien, le cas apparemment, répondant qu'elle souffrait uniquement de crampes, leur inquiétude néanmoins minimisée.

-Et vous?

-Ça va. Juste encore cette amertume dans la bouche.

-Quelqu'un du cours qui a fait ça?

-Ça m'en a tout l'air.

-Je n'aime pas accuser aussi facilement mais je le soupçonne aussi.

-Si la personne a voulu plaisanter, c'est loupé.

-En effet. Ce n'est pas du tout drôle comme farce.

Le prof d'histoire, de littérature, n'employa néanmoins de mécontentement, se montrant cependant peu ravie, déçue par ce qui fut concocté par un des garçons, croyant qu'ils étaient moins stupides mais à l'étant hélas à grand niveau dans ce cas. Il se peut que le lendemain le mécontentement ne se réveille à échelle supérieure. Et à la première heure en ce jour d'après, la classe ayant littérature, le couperet tombe par le proviseur au visage fermé qui ne s'est pas remis de ses crampes à l'estomac. Bras croisés, le regard en mode mitrailleur qui fulmine, le sang-froid toutefois maîtrisé. Les élèves se questionnent à cet instant vis-à-vis de l'hostilité, rigueur ambiante qui semblent être dirigées vers eux. On a rien fait pourtant. Enfin... Normalement.

Ils commencent alors à suspecter les plus aptes à avoir fait des siennes. Mais est-ce à propos de ça ? En parlant de suspicion, une personne a sa petite idée.

-Comme vous le savez, hier s'est déroulée la réunion des professeurs. Et pendant la pause, je dois dire que vos cupcakes ont fait sensation. Un délice à se tordre de douleur.

Le sens est bien sûr saisi d'une manière sarcastique dû à l'expression de la directrice.

-La plupart des professeurs ont été malades et je prends cette plaisanterie très au sérieux.

Kimball lève à cette seconde le bras afin de demander ce qui prouve que les cupcakes ont été modifiés, très étonné par ailleurs que ça ait pu arriver. Pourquoi faire une telle connerie? Qu'est-ce que ça apporte? Rien comme espoir escompté.

-Pour l'instant rien mais ils ont été envoyés dans un laboratoire d'analyse pour savoir ce qu'il y avait dedans.

-On se croirait dans Columbo.

-Ça vous amuse, Clarck?!

-Euh? Non madame. C'est pas ça.

Kristina Frye prend le relais ensuite tandis que le jeune homme hausse les épaules, se sentant penaud.

-Ce qui s'est produit n'est quand même pas anodin.

-Vous avez été malade, mademoiselle? questionne Grace à son tour, soucieuse.

-Un petit peu.

-Mais c'est pas trop grave au moins ?

-Non Summer. Autrement nous ne serions pas présents aujourd'hui.

Une minuscule note de plaisanterie est émise plus ou moins involontairement sans pour autant débloquer un petit sourire en coin. Frye regarde peu après le proviseur, celle-ci reprenant la parole. Les demoiselles ne sont pas uniquement inquiètes pour leur professeur mais également pour leur proviseur, en général. Il faut vraiment être taré. Miss Edgecombe a raison.

-Pendant l'interclasse, je commencerai donc à interroger certains d'entre vous, Clarck se murmurant que c'est une enquête pour Columbo vraisemblablement, et en appellerai d'autres lors du déjeuner puis à la fin des cours. Sachez que je ne tolère ce genre de blague complètement inconsciente et imbécile.

Le ricanement du jeune homme récidive mais cette fois-ci sans se faire repérer, en silence. L'humeur à blaguer n'est pas l'humour du jour.

Le ton de la directrice se hausse un peu, Danny mesurant à ce moment l'ampleur que ça prend, en réalisant que sa vendetta pâtissière s'est retournée contre ses camarades, quelques-uns suspectés plus que d'autres. C'était prévisible. Remords, vous avez dit remords ?

Avant de partir, Madeleine Hightower en désignent dix pour commencer, rendant très nerveux le coupable qui ne se dénonce pas. Cependant, plus tard, durant les cours de la matinée, Houdini ne se montre pas des plus disposé à la concentration quant à lui. Qui l'aurait cru ? Une conscience qui le taraude étant donné que les enseignants ont été touchés non comme il l'aurait pensé.

Demander si monsieur Jane avait été malade aussi, aurait éveillé davantage les soupçons. Soit pas con vu les proportions que ça a pris. Va te dénoncer. Ah ! La petite voix qui vient s'en mêler. La faire taire. …. Elle harcèle l'esprit pour avoir le fautif à l'usure. Finalement, avant que la sonnerie de l'interclasse ne retentisse, mister Ruskin réclame la permission au prof de maths de sortir du cours, prétextant un besoin naturel très urgent qui lui est accordée. Il joue d'une manière convaincante la comédie ! Mais une fois dans le couloir, la porte fermée, l'ado futé se baisse, changeant de direction, fermement résolu à se présenter au bureau du proviseur.

Si parmi les bons conseils avisés que sa sœur lui a donné mais également Tamzin, c'est d'assumer ces fautes, un jour ou l'autre. Malgré les sévères sanctions auxquels Danny s'attend, il ne se rétracte pas bien que ça le démange, se retrouvant quelques secondes plus tard face à la porte de Hightower.

Toc, toc, toc.

-Oui. Entrez !

mercredi 4 octobre 2017

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 15


Hello,

Allez, un petit bonus que j'ajoute pour avancer un peu dans l'histoire. Si vous avez un avis à apporter, qui sait, quelque chose à dire de positive ou de négatif, encore une fois vous pouvez. C'est bien de savoir, d'échanger. Non? 

Attention! Vous risquez d'être collés par Jane. Mais est-ce que ça serait une punition pour vous?😁

Bonne soirée et à plus.😊


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C'est le père de Grace qui vint la chercher pour l'aller, son notre amie surexcitée dans la voiture due à cette soirée. Avant que Teresa ne parte, son père la contempla furtivement, la complimentant à son tour. Ce fut un agréable étonnement que de l'entendre pour une fois.

- Ta tenue te va bien.

-Merci papa. C'est gentil.

Cette appréciation verbale la toucha malgré cet inconfort qui se fit sentir à ce genre de paroles, étranger à son père. L'attitude légèrement embarrassée, non habituée, l'adolescente ne s'attarda pas trop puis rejoignit la voiture, la voix calme, sincère entendue auparavant, un peu gênée, conservant toutefois ces mots dans son esprit. Très touchée.

Quand elle vit Grace, ses lèvres s'élargirent d'une traite, la joie mutuelle qui surgit d'un coup. Les miss étaient impatientes d'y être déjà. Oh! Oui! Ce fut une soirée merveilleuse.

A présent ce qui allait se montrer moins extraordinaire allait être cette réunion des professeurs. Un encas sucré est toujours de rigueur pour que le cerveau n'est pas un coup de mou. Mmmm! Ces gâteaux de fées! Et quelles variétés! On s'attend toujours à une bonne pioche. Le cours de cuisine devenu facultatif, il valait mieux.

Les cupcakes prêts en ce jour de la réunion des professeurs aura lieu à 17h30. C'est vrai que les garçons restent idiots même après l'enfance. Les petits gâteaux au goût spécial tend à viser tous les enseignants. Alors si on cible quelqu'un en particulier voire l'en tenir responsable, de toute manière tout le monde écopera, surtout que le ventre s'avère souvent fragile suivant ce que l'on lui fait passer. Avant cette heure où il faudrait sonner l'alarme fatale, dans la salle des ordinateurs où Teresa termine ses recherches pour un exposé en histoire durant une permanence, Patrick Jane marchant par là après avoir récupéré une chemise orange dans laquelle se trouve des copies à distribuer en sciences pour un contrôle pour une autre classe, celui-ci en profite pour freiner ses semelles.

- Étudiante assidue à ce que je vois!

Une appréciation supplémentaire, différente, est exprimée à la décontracte sans pour autant être dénué de sincérité, admiratif également vis-à-vis de cette conscience portée envers les études. Rare.

-Euh?

Le regard de la demoiselle se déconnecte de l'écran du moniteur, absorbée par son travail qui transparaît sur son visage.

- Je vous dérange, là ?

Surprise de l'avoir face à elle, soulignement amicale dessiné sur ses lèvres de jeune prof, sa concentration de jeune fille studieuse diminue dans la seconde afin d'établir une connexion autre pour pouvoir répondre, légèrement déstabilisée.

-Euh! … Non, non. J'ai presque fini.

La tension de l'explication de la petite interruption ainsi que celle de la réponse de l'élève appliquée est due à son esprit imprégnée dans son travail. Les muscles des lèvres de la demoiselle se relâchent cependant tandis que la bouche de l'enseignant augmente en élargissement, ayant bien compris la situation délicate de la déconcentration en ce qui concerne la préparation d'un exposé. Néanmoins, celui-ci s'avance à pas prudent toutefois, ce qu'il la fait sourire un peu plus, le mettant à l'aise quand même quant à lui, malgré qu'il le soit déjà dans la normale.

-Non mais c'est pas grave.

- Vous êtes sûre?

- Oui, oui.

- Ok! De toute façon c'était juste pour vous remercier pour le cupcake. Il était délicieux qui plus est.

Le regard de Teresa s'écarquille agréablement, ravie que le nouveau prof ait aimé, l'expression de son visage s'illuminant, pupilles qui scintillent. Comme certaines jeunes filles, un soupçon de timidité apparaît, le sourire devenant d'une manière toutefois mignonne, innocente pure, légèrement intimidé. L'adolescente le remercie en relevant les yeux sans rougir cette fois-ci, face à un Patrick Jane dont le rayonnement de son amabilité n'a pas désempli.

- Je suis contente que vous l'ayez trouvé bon.

- Vous êtes douée en pâtisserie. Ce n'aurait pas dû être moi de l'apprendre mais vous.

- Je n'aurais pas été douée pour leur enseigner un bout de la préparation. C'est pas facile de se faire entendre et respecter.

- C'est sûr! s'exclamant.

- Vous l'avez vu. On n'est pas une classe exemplaire dans la bonne conduite. Moi, avoir affaire avec ça, non. Je préfère rester élève.

-Oh! Je vous comprends. Moi aussi j'aimerais bien.

- Vous devez quand même bien vous en sortir.

-Sa tête se dodeline, levant les yeux avant de le reconnaître sans tellement de flagrance.

- Je m'en débrouille. Mais ce n'est pas de tout repos quand même. Et j'avoue que j'ai plus de mal quand j'enferme un élève dans une caisse en bois.

- Je sais. Ca a fait le tour.

- Evidemment.

- Vous avez fait sacrément fort.

Le professeur baisse alors la tête d'une façon fugitive, sourire modéré, acquiesçant avant de relever le regard, peu fier en y repensant encore. Puis le sourire refait surface, plaisantant.

- Je serai un meilleur prof à présent. Il ne sera plus question de provoquer des crises d'angoisse. Sinon il serait fort à parier que le proviseur de ce lycée ne m'enferme vivant dans un coin de la cour.

Teresa rit de cet humour macabre, ne doutant pas de sa capacité à se montrer meilleur.

- Ça serait bien son genre. plaisantant à son tour. Non. Madame Hightower est juste. C'est un bon proviseur.

- Vous savez, elle n'est pas dans les parages. Je ne crois pas que ses oreilles soient baladeuses. Enfin ! Je crois.

La demoiselle étire un peu plus les lèvres, trouvant qu'il a vraiment un très bon humour malgré le respect porté envers la directrice. Mais il faut admettre que c'est drôle, l'enseignant en souriant de plus belle avant de donner une appréciation en rab.

-À première vue, je pense également qu'elle doit l'être.

Leur regard s'attarde une nouvelle fois d'une façon fugace toutefois, ne pouvant prolonger sa présence d'avantage, par ailleurs.

- Finissez bien de travailler.

Un encouragement exprimé avec douceur, d'une manière réservée, passant par la suite à une tonalité vocale plus détachée, égayée.

- Oui, merci.

Et élargissant de nouveau la bouche quant à lui, il se met sur les rangs de la gourmandise.

- Si par hasard vous refaites ces délicieux petits gâteaux, pensez à moi.

Son sourire fait preuve de jovialité encore, répondant sur l'identique de ton.

- D'accord. Je penserai à vous si j'en fais à nouveau. Mais vous pourrez déjà en manger lors de la réunion des professeurs.

-Eh! Mais c'est vrai ! Je sens que je vais aimer cette réunion alors.

Teresa est à cet instant pointée du doigt, le sourire de Patrick Jane majestueusement espiègle, un clin d'œil tout ce qu'il y a d'anodin se joignant. La jeune fille en sourit davantage pendant que le prof quitte à son rythme la salle des ordinateurs, suivit du regard réellement amusé de miss Lisbon avant que celle-ci ne se replonge dans son travail. Une pause qu'elle ne regrette pas.

En fin de cours, les cupcakes sont amenés par les garçons, ceux-ci disposés sur des plateaux, posés sur chacune des tables avec précaution dans la salle des professeurs. Ils semblent tous appétissant les uns que les autres et esthétiquement attirants, la création visuelle qui mérite une note au-dessus de la moyenne grâce aux deux aides bénévoles. Danny s'en délecte.

lundi 2 octobre 2017

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 14



Durant la soirée seventies, Riverdale avait passé une excellente soirée, tous s'amusant en dansant sur la piste. C'est ce soir-là d'ailleurs que Teresa et Cho commencèrent à se plaire, au-delà de leur récente amitié. Ils ne se l'avouèrent pas à haute voix, attendant un petit moment avant d'en être sûrs. Leur regard fut seulement éloquent pour chacun, n'ayant pas besoin de formuler de mots. Pour preuve. La main de Kimball s'était posée sur sa jolie chevelure brune après que les émeraudes de sa future petite amie finement maquillée par un mélange vert kaki et d'un gris foncé, se mirent à scintiller.

Ses lèvres légèrement rosées s'étirèrent avec pudeur, ses pommettes un tantinet plus roses à ce moment comparé à l' œuvre de Summer qui avait signé ce maquillage, lui proposant ses services lors de la pause déjeuner, comme ça.

Teresa avait hésité, préférant le naturel. Mais pour une soirée spéciale comme celle-ci, la jeune fille devait lui faire honneur, l'argument avancé par cette miss pleine d'assurance qui réussit à la convaincre. La raison également fut vis-à-vis de papa Lisbon vu sa sévérité. Hors de question que sa fille se mette en valeur telle une femme, craignant la réaction paternelle. D'autant plus qu'à cet instant, Teresa était dans l'attente de la réponse de son père, se demandant si il lui donnerait la permission. Le soir même, pourtant, avant qu'il n'aille prendre son service à la caserne, elle fut très surprise que son père lui autorise cette sortie. Pourquoi? Se déroulant dans l'enceinte d'un lycée, il s'était d'abord bien renseigné sur la surveillance, le déroulement de cet événement.

Ayant eu affaire directement à la directrice par téléphone, il fut quelque peu rassuré, se décidant. Néanmoins à une seule condition; Couvre-feu à 23h00. C'était à prendre ou à laisser. Son père n'était pas systématiquement de garde la nuit et cela tomba bien. Si il avait été, à la date de cette soirée, cela aurait été impossible pour Teresa de s'y rendre. Qui aurait veillé sur ses frères, alors?

Ce fut une véritable aubaine.

Le groupe d'amis non au complet n'aurait pas été pareil en plus de ça. Et sans cet événement, les deux ados se seraient-ils déclarés par la suite? A une occasion tardive …. Fort probable quand même. Quand ça doit se produire, ça se produit. Cette soirée avait été des plus fantastiques pour tout le monde et le couvre-feu respecté. Il valait mieux.

Durant celle-ci, Craig était venu à la rencontre de Grace afin de l'inviter à danser sur; How Long Has Then Been Going On, de Kiss, connu davantage par les parents en cette année 1975. Un bon slow en tout cas que chacun avait pensé. Wayne qui se trouvait à ce moment-là près du buffet en train de picorer, sentit son moral dégringoler. Ça y est ! C'était fichu. Soupir !

Les deux jeunes gens s'étaient déjà plus ou moins croisés du regard auparavant lors d'un entraînement de football. Alors que l'adolescente passait par ici, le charmant garçon la remarqua, lui lançant un sourire amical. Le sourire fut rendu et alors qu'elle s'éloignait du terrain en le contournant après la fin des cours, sa tête se baissa, souriant de plus belle, charmée.

Lors de cette soirée dansante, pendant qu'ils dansaient, O'Laughlin lui demanda avec désinvolture s'ils ne s'étaient pas déjà vus, le sachant très bien. Une sorte d'entrée en matière pour briser le silence. Grace étira un sourire franc, répondant que oui.

-Ça sonne un peu faux, non de demander ça?

-Un peu.

-Il fallait bien trouver quelque chose à dire.

-Oui.

Elle le prit avec le sourire, encore, comprenant que ce n'était pas toujours évident de prendre ce genre d'initiative. Ça l'avait amusé, séduite par la même occasion. Et la suite coula de source. Pauvre, pauvre Wayne !

Cependant, si on peut dire, son lot de consolation fut d'inviter Kristina Frye à danser en lui proposant avec un petit fond de timidité sans trop bafouiller. Le professeur qui s'était trouvé au buffet à peu près en même temps pour se servir à boire, du soda dans un gobelet, sincèrement, d'une manière impulsive, le jeune homme l'invita à danser sur cette musique, celle-ci acceptant volontiers. Ça avait fait plaisir à chacun. Rien n'interdit de danser avec un enseignant.

Concernant le couvre-feu, et pour cause qu'il avait été respecté, papa Lisbon avait pris l'initiative de venir la chercher par conscience de sécurité. Prendre le bus, il n'en n'avait pas été question, père et fille d'accord sur ce point. Toutefois, celui de Grace s'était porté volontaire pour raccompagner l'amie de sa fille mais le père de Teresa s'était imposé fermement en disant que ça serait lui qui la ramènerait. S'y opposer sûrement pas!

Par exemple, à table presque personne ne ronchonnait. Se tenir à carreau pour la sécurité des enfants. Il impressionnait. Et par ailleurs pour le maquillage, la consigne qui avait été transmise à Summer était que celui-ci soit léger, par préférence déjà, son père qui ne trouva rien à redire lorsqu'il la vit, jugeant que le résultat convenait à une jeune fille de 16 ans et demi, par rapport à sa propre vision, qui par chance se rapprochait de celle de la mise en beauté de Teresa. Oui. 16 ans et demi malgré que Teresa préférait opter pour les 17. Etant née le 10 décembre 1978, ce futur âge officiel relayerait celui actuel dans un tout petit peu plus de deux mois. Sa copine n'avait pas ce problème. Mais en était-ce vraiment un finalement ? Peut-être quand on couche, considérant que cela fait sans doute jeune lorsqu'on se devine comment réagirait son père. Qui sait ?

Summer était venue après les cours afin que toutes deux soient tranquilles pour que les compétences en tant que maquilleuse puissent s'exprimer sur le joli minois de Teresa. Ses frères pouvaient rentrer comme des grands, ayant cependant comme responsabilité d'aller chercher le plus jeune. Lorsqu'ils arrivèrent, comme tous les jeunes frères, ils les embêtèrent un peu, leur aînée les envoyant alors gentiment balader avant de leur lancer un coussin en leur direction, fermant ensuite la porte de la chambre de la grande sœur.

Miss Edgecombe la regarda en souriant sans se gêner d'émettre sa pensée.

- Les frères c'est chiant.

-Je ne dirais pas le contraire.

-Ferme l'autre paupière pour que j'applique le fard.

-Ok.

Puis quelques secondes plus tard, calmement, le modèle se mit à la place de l'apprentie maquilleuse douée.

- Ça doit être bien de vivre seule des fois.

-Tu comprends maintenant.

-Je crois que oui.

Les Demoiselles agrandirent leur bouche, toutes deux assises sur le lit, l'une en face de l'autre. La fenêtre située derrière l'été, accueillit dans la pièce la lumière dorée du soleil. C'était en prévision d'un bon signe.

La miss repartit après avoir accompli son chef-d'œuvre afin de pouvoir se préparer à l'entrepôt, à son tour. Et voyant la personnalité de l'amie qui se serait bien conduite de toute manière, rien qu'à sa mèche rose, pas sûr que le père de Teresa aurait approuvé la fréquentation de sa fille. Idées préconçues non légitime dans ce cas. Il aurait jugé également qu'elle aurait pu avoir une mauvaise influence.

S'abstenir de rapporter ses problèmes avec la drogue... Oh! Malheur! L'interdiction de la fréquenter aurait été immédiate. Racontant comment était son père dans ce cas, Summer se montra compréhensive, devinant de toute manière ce qu'il penserait d'elle. Toutefois, les frères de Teresa auraient très bien pu parler du physique de la copine de leur sœur. Non. Craignant le père, la communication n'était pas aisée en temps normal même pour blaguer. Une seule remarque fut de la part de Tommy après le départ de son amie, en faisant allusion à la mèche rose.

- Si tu le répètes à papa. ..

-T'inquiète pas. On voudrait juste lui dire pour t'embêter. De toute façon il répondrait comme à chaque fois qu'il rentre; Pas maintenant, je veux du calme.

Le jeune frère haussa les épaules innocemment face à l'expression désolée de la bienveillante sœur dû au comportement de leur papa. L'attention envers les garçons laissait à désirer par rapport à la complicité qui aurait pu se nouer. Les activités ensemble s'avéreraient quasiment inexistantes, monsieur Lisbon n'ayant plus tellement le cœur à vouloir faire des efforts depuis la mort de leur mère, celui-ci tant replié sur son affliction, si atteint moralement.

Teresa ne réagit pas, suivant du regard son frère qui alla s'asseoir sur le canapé pour regarder la télé. Elle monta par la suite, impuissante, afin de faire ses devoirs puis se prépara un peu plus tard. Quelques minutes après, Stan frappa à la porte de sa chambre afin de lui demander si elle mangerait avec eux, après avoir obtenu la permission d'entrer.

- Oui.

-Tant mieux. Seuls avec papa c'est pas la joie.

Teresa se tourna en sa direction tandis qu'il se mit à la complimenter ce qui la surprit. Le jeune homme n'était pas vraiment du genre à flatter sa grande sœur.

- Ça te va bien. T'es belle, Teresa.

La jeune fille ne put à ce moment qu'en être touchée. Un élan affectueux se présenta alors spontanément en lui tendant les bras vers lesquels l'un des jeunes frères ne se fit pas prier pour s'y blottir.

-C'est gentil de me dire ça.

-Tu me fais penser à maman. Et tu sesn bon. Elle me manque tu sais.

-Je sais. Moi aussi elle me manque.

Émue par ce moment partagé d'une manière chaleureuse avec Stan, la jeune fille se força à dominer ses émotions, prenant la défense de leur père en bonne fille qu'elle était.

- Tu sais, c'est pas facile mais on doit faire notre possible pour que ça s'améliore. D'accord ?

Le petit frère hocha la tête avant que Teresa rajoute ce fait.

-Il est aussi triste que nous. Maman lui manque énormément aussi.

Stan se dégagea de l'étreinte fraternelle, tête baissée, se dirigeant ensuite vers la porte de la chambre. Sa sœur fut légèrement déroutée ainsi que peinée par la réaction là, de son frère dont celle-ci fut très éloquente. Malgré tout, il s'arrêta dans l'embrasure, se tourna vers Teresa et s'extériorisa.

- Je le sais bien mais on a l'impression qu'il veut l'oublier.

Un peu abasourdie par ces mots qu'elle comprit, trouvant que ses frères n'étaient pas que des affreux jojo des fois, plus matures qu'elle n'aurait pensé, son regard se fixa vers lui, celui-ci attristé qui conservait néanmoins sa douceur.

- Non.

-Ouais.

Le gamin repartit, non tellement persuadé par cette réponse pourtant vrai, laissant sa sœur chagrinée par ce qui avait été confié avant de se ressaisir face à sa glace, continuant de se coiffer. La demoiselle ne voulait pas se laisser envahir par la tristesse, sollicitant sa force intérieure.

Ses frères possèdent également une certaine pudeur, un caractère qui confèrent cette liberté à dire ce qu'ils pensent au contact de leur sœur, se défoulant lorsque ces joyeux lurons quand même, jouent ensemble sans trop de dégâts entre eux. De petites bagarres qui se sont atténuées grâce à leur médiatrice favorite.


Ah! Les frères! ... Oui.

mercredi 27 septembre 2017

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 13


Un peu après la rentrée, Riverdale a pour coutume d'organiser une soirée spéciale à thèmes afin de célébrer une nouvelle année d'étude. Une forme de bal de rentrée. L'année dernière, ça avait été les années 70, information délivrée avant que Frye ne revienne sur ses pas rapidement lorsqu'il lui demanda quelques seconds auparavant le thème justement de l'an dernier. Avec égayement, le renseignement fut donné, ajoutant à cela un geste de la main gauche, index, majeur, en v, passés devant son regard bleuté.

- Ce ne sont pas les hippies qui dansaient comme ça?

Une seconde taquinerie fut sortie, ne pouvant s'en abstenir. Et de deux!

- Et comment!

Le professeur quitta la salle, fiche en main, sourire en surplus, échangé de nouveau. Pas besoin de faire des efforts pour qu'ils en viennent à s'entendre de mieux en mieux. Après la danse des hippies, ce serait au tour du rock endiablé des années 60. Et comment allait réagir les lycéens? Est-ce que ça allait leur plaire?

A la sortie des cours, la fiche affichée bien en évidence attire directement l'attention des élèves. Ça semble leur plaire apparemment. Le groupe avait bien joué le jeu l'année dernière et joyeusement. Habillée en peace and love, Tamzin s'était rebaptisée fleur de lys, l'habillement allant à la perfection, emprunté quant à elle à sa tante pour cet événement. Avec de l'imagination, des accessoires, on peut arriver à faire illusion également. Tous y étaient parvenus d'ailleurs, aussi mignons les uns que les autres. En fermant les yeux, on les imagine très bien.

Tunique bohème imprimée à fond rose, descendant sur les épaules de miss été, jean gris à patte d'éléphant et pour la coiffure un foulard tricolore noué autour de la tête, le cou orné d'un pendentif. Ça flashait par cet harmonieux rose vif. Et avec la mèche …. Sans omettre des lunettes rondes à la John Lennon aux reflets bleu.

Une autre paire avait été portée par Cho, lui allant au poil, de couleur métallique. Tee-shirt blanc à manches longues, jean noir basique mais le haut fut agrémenté d'un gilet à franges trouvé dans un troc en compagnie de son pote Wayne sans oublier Danny qui était venu avec eux, ne sachant quoi se mettre sur le dos pour coller au thème. Tiens! Un point commun avec son professeur qu'il déprécie. S'ajouta à la panoplie de Cho, un pendentif yin yang qui fit l'affaire et sans trop en rajouter. L'union des articles séduisit les trois garçons car difficile pour le jeune Houdini d'approuver facilement quoi que ce soit dans la normale. Sans doute que son esprit s'était montré disposé pour s'immerger dans cette période qu'il ne jugea pas de ringard. Ça avait attisé son envie de se montrer le plus fantaisiste possible. Ça!

C'est dans un magasin de fripes vraiment pas cher qu'il trouva son bonheur la semaine suivante. Une chemise à motif fleuris, très colorée, pantalon fluide pattes d'eph mauve en velours et le fameux bandeau de couleur grenade. Des lunettes rondes aussi à reflets là, menthe à l'eau. Cependant, à 3 dollars 50, quoi attendre? Celles-ci se cassèrent quand il les retira lorsque le groupe entra dans le gymnase. Pas de bol! Mais il s'en ficha. Ce n'était pas tellement grave. Puis en guise de chaussures, des sandales marrons trouvées sur le dessus d'une poubelle. Après les avoir nettoyé, ce fut l'idéal qui s'était présenté à ses pieds. Evidemment, quand on lui demanda où il les avait acheté, la vérité ne fut pas cachée. Tous bien sûr grimacèrent, trouvant cela dégoûtant. Mais au moins ça ne lui avait rien coûté.

- Je les ai nettoyé.

Malgré cette information importante, ça ne changea pas leur avis.

- T'as pensé aux mycoses?

Danny fixa Summer, baissa son regard vers ses pieds, n'y ayant pas pensé.

- Ouais. Mais elles sont propres.

-Ça ne veut rien dire.

-Ben mince, alors! Me dis pas ça.

-Tu verras.

Sa copine avait réussi à immiscer la crainte chez son ami qui heureusement oublia ensuite, échappant à ce risque. Pour ce qui fut de la tenue de Wayne ensuite, le géant avait porté une tunique aux motifs psychédéliques, col ouvert, revers de manches longues vert olive, ceux-ci bordés de galons jaunes assortis. Cela lui donnait une allure décontractée. Un authentique baba cool. Jean bleu également, classique ainsi que des lunettes jaunes, rondes plus solides que celles de Danny par contre. Et concernant les filles, Teresa avait trouvé une combinaison dans le même magasin, indiqué donc par leurs chers copains. Celle-ci était multicolore aux tons pastel, accordée d'une veste en suédine pareillement à franges ainsi qu'un turban tressé dans les cheveux. Pour le prix de 17 dollars, c'était une affaire.

Grace, en compagnie de ses amies, y compris Michelle, avait acquis une robe dont la longueur arrivait au-dessus du genou, à fleurs bien sûr de couleur vive, poches à l'avant et coutures blanches sur les côtés. Une écharpe pour la tête assortie qui fit ressortir davantage sa couleur de feu avec sa chevelure légèrement ondulée. L'ensemble était revenu là, à 12 dollars et la demoiselle fit sensation lors de son arrivée, ne laissant indifférent au plus haut point son amoureux secret qui en resta baba.

- Ferme la bouche. lui conseilla Kimball.

- Hein? Euh? Ouais.

Même les; Waouh! Waouh! des filles en première ligne dont Teresa qui n'en crut pas ses yeux. La jeune fille humble ressentit un léger embarras dû aux réactions spontanées de ses copains, rougissant un peu avant de complimenter ses copines sincèrement et afin que l'attention soit détournée de son costume. Toutefois, ce fut un échec concernant le regard éloquent de Risgby qui ne put se retenir de la complémenter à son tour, les pupilles dilatées, un pétillement soudain qui les étincelait.

- Tu es … Très jolie. Ça te va… Bien.

-Merci Wayne.

Son doux sourire expressif pouvait faire comprendre que cela lui avait fait plaisir, trouvant gentil de la part de son ami, toujours un peu gênée néanmoins. attendrissant ce qui renforça ses sentiments envers Van Pelt. Malheureusement, ce fut lors de cette soirée que la flamboyante jeune fille rencontra Craig. Wayne qui avait espéré que … Peut-être? Perdu. Ce fut la déception. Mais même. Aurait-il eu une chance? La réponse ne fut jusqu'à maintenant obtenue, hélas.

Et pour finir le passage en revenu des tenues, miss Vega avait dégoté une robe de même longueur que Grace, assez sexy toutefois, près du corps, au design floral de différentes nuances de bleu. Inévitable! Écharpe bleu marine pour le tour de tête, lunettes rondes à monture en plastique de couleur mauve et le tour était fait. Pour les chaussures des filles, bottes ou sandales à talons hauts avaient fait aussi l'affaire. Avec un peu les moyens du bord et un peu d'argent, il n'aurait pas rêvé mieux.

Quant aux surveillants, parmi Kristina Frye et Madeleine Hightower, l'une d'elles avait suivi le courant. Long gilet blanc brodé à franges à manches courtes, jean évasé en bas, blouse bleu foncé ainsi qu'une fleur dans les cheveux. Une coordination vestimentaire qui avait été correctement respectée.

- Pourquoi vous ne vous êtes pas laissée aller à honorer les années 70 ? Ce n'est pas parce qu'on est les gardes de la soirée qu'on ne peut pas revêtir la tenue.

-Mais si. J'ai mis cette tunique bohème bleu imprimé. désignée du regard, le timbre cordial tout comme sa collègue précédemment.

- Oui. C'est ravissant mais vous auriez pu accentuer davantage. Ça aurait été marrant.

-Peut-être mais je ne me sens pas à l'aise d'en faire trop. Ça ne fait pas trop partie de moi. Vous par contre, ça vous va très bien.

-Vous trouvez?

-Oui. Sur vous, oui.

Kristina Frye esquissa un sourire amical avant de proposer un petit défi au proviseur, la regardant du coin de l' œil.

- Pourquoi ne pas vous immerger totalement pour la prochaine rentrée?

Madeleine Hightower se tourna en sa direction, interloquée.

- Pardon?

-Oui. Vous pourriez.

-Je ne suis pas sûre.

Tout en se touchant le lobe de l'oreille, geste qui trahit ce sentiment de ne pas se sentir très à l'aise à cette idée, c'est à ce moment que le professeur aux multi-matières eut cette idée fulgurante des années 60.

- Oh! Et les sixties?! Qu'est-ce que vous en pensez pour la prochaine fois.

-Ma foi, j'aime bien. Pourquoi pas, oui.

La réponse fut fournie sur un ton qui n'avait dénoté aucune réticence ou hésitation, trouvant cette proposition très appréciable. Ça sembla honnêtement lui plaire. Si le projet se concrétisait, le proviseur devrait plus se conformer aux attentes vestimentaires que ce retour dans le temps à nouveau exigerait et Frye insista d'une manière un tantinet détachée au début en poursuivant, déstabilisant légèrement Hightower.

-D'accord. Donc, vous vous habillerez en conséquence?

-Attendez. Je n'ai jamais dit ça.

-Ok. … Allez! Vous n'auriez pas en faire trop. Juste la mesure.

-Vous êtes tenace.

-C'est vrai. Ce n'est pas souvent que l'on a l'occasion de voyager dans le temps et le meilleur en plus. Il ne faut jamais rater ce genre d'opportunité.

La directrice se laissa alors presque convaincre par la suite, bouche à demi élargie, ne promettant cependant rien excepté l'éventuel concept de cette future soirée. Et voilà comment est né le nouveau projet. Ça allait encore être une prise de tête à nouveau pour certains, par rapport aux vêtements. Tamzin sachant créer … Non. Trop de boulot que ça occasionnerait. Pauvre d'elle! La pêche aux trouvailles serait bientôt lancée. 

Quel casse-tête certainement!

_________________________________


Bonjour,

Le déroulement de l'histoire est peut-être lente à votre goût ou ennuyeux, je ne sais pas, c'est des fois ce qu'on peut se dire, ce que je me demande en ce moment vis-à-vis de ce que vous en pensez, mais c'est aussi avant tout une fanfiction basée sur l'amitié. Donc, la façon dont ça a été fait procure sans doute ce sentiment, qui sait? 

Pour vous également, sans en avoir l'air non plus, ça va avancer plus rapidement et arriver à ce qui débutera ensuite. Si vous voulez commenter, moi, je n'y vois vraiment pas d'inconvénient. 

Et vous? 😁

vendredi 22 septembre 2017

Mentalist Coeurs à vif - Chapitre 12



-Trêve de plaisanterie. Concentrez-vous sur votre copie et ne perdez pas de temps. leur conseillant, bras croisés, en surveillante attentive avant d'aller s'asseoir.

Lorsque les quarante-cinq minutes sont écoulées, Madeleine Hightower leur demande de rester assis, ayant une annonce à faire.

- Dès la semaine prochaine, lundi plus exactement…

-Avant la réunion des profs? fait remarqué Danny, quelque peu insolent, le sourire sournois auquel personne ne fait attention.

- Oui. Et à cette occasion, nous pourrons goûter les cupcakes que vous avez fait. Il me tarde de voir de quoi vous avez été capables. ajoute-t-elle avec amabilité, sincèrement.

-Je pense que l'on s'est bien débrouillés, m'dame.

-Je n'en doute pas Danny. Vous avez d'ailleurs l'air d'en être satisfait.

- Assez, ouais. Et grâce aux filles.

Teresa et Summer se tournent en sa direction à ce moment, le remerciant, le sourire taquin, se méfiant de son égard porté envers elles. Son attitude est inhabituelle. Curieux! Néanmoins, aucun ne peut suspecter son ingrédient mystère qui va faire danser les petits gâteaux. Mais pas que.

- Oui d'ailleurs, vous faites bien d'en parler. C'est très gentil de votre part d'avoir contribué à cette aide.

Les jeunes filles hochent la tête, miss Edgecombe lançant juste un; Y a pas de quoi! L'expression transpirant un semblant de modestie, rajoutant quant à elle que les professeurs risquent d'apprécier.

-Ça, ils vont!

L'adolescente se retourne de nouveau vers le jeune magicien de mauvais goût, lui répondant sur un ton non austère que ce n'est pas la peine d'être désagréable.

-Eh! Toi aussi tu as participé. Alors si c'est pas bon, ça ne sera pas de notre faute.

Un sourire grimacier est échangé entre eux, bon enfant encore avant que la demoiselle ne reprenne sa position initiale.

-Vous inquiétez pas, m'dame. On plaisante. Je suis sûr que vous aimerez.

- Moi aussi. plaisantant à son tour avant, là, de poursuivre. Je verrai ça de toute façon mardi prochain. Pour l'instant, je voudrais vous dire qu'en première heure lundi donc, ce sera monsieur Jane qui me remplacera.

Presque la classe entière s'en étonne, se questionnant sur ce changement qui intervient soudainement. Toutefois, ça en réjouit certaines, excepté mister Ruskin qui s'empresse de réagir en levant la main.

- Mais pourquoi? Il est professeur de cuisine. Sa punition est terminée?

- Justement.

Le regard légèrement réprobateur du proviseur pointe l'impertinence du jeune homme qui lui fait passer ce message, baissant quant à lui le sien, sans trop le prendre au sérieux.

-Le cours de cuisine va être conservé en tant que matière facultative. Le ministère de l'Éducation a décrété que c'était plus ou moins utile.

Son regard vise alors les garçons, allant de son commentaire non rancunier.

- Vous devriez être contents.

-Bof!

Les plus proches copines du râleur girouette tournent leur tête vers celui-ci, le trouvant gonflé, extériorisant leurs pensées.

- T'es chiant, Danny! rétorque Michelle. non trop avec véhémence, étant en cours.

-Ben, on y gagne quoi?

Ses amies lèvent les yeux au ciel, sourire nerveux qui s'étire. Evidemment, Summer y répond sans détour, voyant personnellement ce qu'elle y gagne.

- Le prof de cuisine.

-Ouais. Et ben, je m'en serais passé, moi.

La miss, petitement chipie sur les bords, hausse les épaules, ajoutant que l'on ne peut pas tout avoir et qu'il faut s'adapter.

- Bien sûr! Ça t'arrange. C'est qui qui n'est pas gonflé maintenant?

Summer en vient à cette seconde à lui tirer la langue, recevant le sourire moqueur de son ex-allié.

-C'est vachement mature de ta part.

- Ecoutez-moi, s'il vous plaît! Vous avez fini vos papotages?

- Oui madame, m'dame!

Après s'être imposée de nouveau en haussant la voix, le calme ne met pas longtemps à revenir, se tournant immédiatement en direction de Hightower qui termine cette nouvelle pour le plaisir majoritaire des jeunes filles bien sûr.

-Bien! Lundi, ma place sera cédée à monsieur Jane. De toute façon, il était prévu qu'un enseignant le fasse.

- C'est parce que vous passez titulaire madame?

- Les bruits de couloir vont vite. Oui, Clarck. En partie. Disons que le cours de mécanique va être officiellement intégré au programme en fin de semaine prochaine si tout va bien. Entre mes responsabilités de proviseur, directrice, ce que ça implique et le cours de mécanique que je vais par contre continuer, mener de front trois activités m'est impossible. Donc la responsabilité d'enseigner les sciences est léguée à monsieur Jane. Le ministère de l'éducation a révisé son statut et celui de professeur de sciences/chimie lui a été restitué après avoir statué en sa faveur. Il a prouvé qu'il était digne de confiance depuis quelques temps avant son arrivée ici.

- C'est génial.

Quelques hochements de tête s'accompagnent à la réaction murmurée de Summer qui dénote de la joie détectée par l'adjudant chef de l'établissement, non pas par les compléments d'informations fournis mais par l'annonce qu'il prendra la place de Hightower.

- En tout cas, je suis ravie de constater que ça fasse plaisir à certains d'entre vous que monsieur Jane soit mon remplaçant. Nombreuses même.

Les filles n'en rougissent pas, s'abstenant toutefois de s'enjouer à plein poumons, restant sobres, un peu gênées que leur futur ex-professeur de sciences l'ait fait remarquer élégamment cependant. Mais la plupart ont deviné qui était désigné. Par ailleurs, les élèves prennent alors la parole en témoignant à cet instant propice l'estime ressenti envers le proviseur, lui déclarant qu'elle va leur manquer.

Les lèvres de Madeleine Hightower soulignent un léger sourire, le prenant plus ou moins Au sérieux.

- Je vous crois …. Aussi. Puisqu'il semble que je vais vous manquer, maintenant ce petit élargissement, je vous rappelle que nous continuerons à nous voir en dehors de mon bureau à présent. plaisantant un peu encore, s'adressant aux demoiselles qui grimacent dus au cours de mécanique seulement.

Quelle guigne! Eh! Oui! On a jamais ce que l'on espérerait.

Les garçons ont été exemptés des cours de cuisine heureux comme tout, et les filles…. Bien sûr, Danny ne s'en prive pas, interpellant à voix basse son ancienne complice, le timbre glorieux.

- Tu as raison. On ne peut pas avoir tout ce que l'on veut. Ah! Dommage, hein?

Summer souffle uniquement, main sur le front, coude posée sur le bureau en guise de soutien.

Quelle corvée, oui!

La sonnerie retentit quelques secondes plus tard, tous se levant sans mollesse, copies en main qui sont remises chacune à leur tour au proviseur. Lorsque la demoiselle remet la sienne après un Rigsby encore un peu morose, l'expression de celle-ci continue à transparaître sa joie retombée.

- Vous n'êtes pas satisfaite de votre travail, Summer?

-Si, si. répond-t-elle, la voix monocorde.

Le proviseur sait très bien à quoi est dû sa lassitude soudaine.

- Les cours de mécanique ne seront que d'une heure par semaine seulement. Je me doute que vous préférez les sciences.

Cette allusion exprimée, à nouveau élégante, fait retrouver sur la bouche de la jeune fille, la mécanique non tatouée sur la peau, un léger élargissement, tête baissée, répondant par un ouais timide. A la fois surprise que la directrice ce soit permise cette fantaisie verbale, bien qu'à demi-mots et relativisant en apprenant qu'elle se coltinera la corvée une fois par semaine. Pas tellement la mer à boire ! L'overdose serait frisée autrement.

Le cours de monsieur Jane sera son réconfort ainsi que son plaisir. Et étant plutôt bonne dans cette matière, la satisfaction n'en sera que doublée. Quant à Danny, il demanda s'il pouvait changer le cours de science contre celui du salissant.

- Non .

- C'était bien de tenter.

-Oui. Mais que l'envie ne vous reprenne plus de changer votre place. À mon avis, je ne crois pas que quelqu'un d'autre voudra jouer ce jeu avec vous.

-À moins que je paye la personne. plaisantant évidemment.

-Je pense qu'en soudoyant quelqu'un c'est fort possible. Mais je vous le déconseille.

Un trait s'esquissa sur les lèvres de celle qui représente l'emblème du pouvoir de l'autorité, de la punition. Le message avait été reçu.

- Je rigolais bien sûr.

-Oh! Je vous crois.

Elle sut à ce moment que l'intrépide ne courrait pas le risque. Pourquoi provoquer les conséquences? Si pour Summer la mécanique était une contrainte, les sciences pour son copain ne l'enchantait guère plus car passer une heure avec le remplaçant …. Le calvaire! Mais dans cette situation, il ne serait plus question en effet de conclure un nouveau pacte. Miss Edgecombe n'avait pas à se plaindre. Danny allait devoir également composé. A moins de se faire porter absent ce qui n'aurait pas été une excellente idée. La directrice y veillerait.

Quelques minutes après, durant l'interclasse, dans la salle des professeurs, Kristina Frye affiche une fiche de taille moyenne sur le tableau d'affichage tandis que Patrick Jane tasse de thé dans la main, le sirotant, s'approche de sa collègue. A la vue de la feuille, son regard se montre charmé ainsi que épaté.

- Vous organisez une soirée sixty?! Waouh!

-Vous semblez être étonné?

Le prof de littérature, d'histoire se retourne, souriante, avant d'avoir affaire à la franchise de son confrère.

- Je le suis, oui. Mais j'admire aussi. Je suppose que l'attirail vestimentaire doit aller de pair?

-Tenue 60's exigée.

-Ooooh! Les élèves vont pouvoir parader.

-Mais nous également.

- Les professeurs sont autorisés?!

- C'est même obligatoire.

Le futur, à nouveau, enseignant de sciences, étire ses lèvres malicieuses, boit ensuite une autre gorgée, étant conscient qu'une surveillance reste indispensable.

-Je vous taquinais.

- J'avais deviné par votre air espiègle et votre ton un tantinet ironique.

- C'est ainsi que dieu m'a fait !

Kristina Frye en sourit davantage, venant à lui demander par la suite si il accepterait de faire partie des volontaires pour la décoration du gymnase, les préparations générales plus importantes aussi.

- Vous êtes maline, dites-moi!

- Oui.

Bouche de chacun grandement étirée à renvoi de paroles, répondant positivement ensuite.

- Je ne serais pas contre pour me porter bénévole. Même si je suis tout nouveau.

- Vous pourriez de cette façon faire vos preuves et rejoindre le cercle des professeurs officiellement.

- Vous me mettez à l'épreuve? Voyons! Réfléchissons, réfléchissons! doigt tapotant le coin des lèvres, yeux levés au plafond blanc repeint pendant les grandes vacances.

Bon simulateur!

Sa tête se rebaisse, reboit une troisième gorgée, lui souriant une nouvelle fois.

- C'est d'accord. Juste une question.

-Oui.

- Vous saviez que vous aviez ce point commun avec le proviseur de ce lycée?

- Elle a voulu vous tester aussi?

-Oui. Avouez! C'est une sorte de bizutage, non?

- Ça se pourrait.

- Parfait! J'adore les défis. Je serai votre homme.

- Très bien.

Cette réflexion l'amuse sans aucun esprit mal tourné. Juste la manière de le dire venant de lui. Impayable! Pense-t-elle.

-Vous avez une idée pour votre tenue sixties? demande mister Jane, sérieusement, intéressé.

- Et bien…. Peut-être une idée mais je ne suis pas encore certaine. Et vous? Comment aimeriez-vous vous habiller?

-Alors, là! Il faudra que j'y pense.

Elle regarde alors, dans la foulée sa montre qui indique qu'il ne reste pas beaucoup de temps avant que les cours ne reprennent, écourtant la conversation. Cependant…

-Oh! Excusez-moi. Je dois aller afficher l'annonce de cette soirée dans le couloir principal avant que ça sonne.

-Ce n'est pas grave. Allez-y.

- Tenez-moi au courant quand même sur le futur choix de votre tenue. Je serais curieuse de le savoir.

- Je le ferai.

La main de Patrick Jane se lève, le geste comparable à un salut alors que Kristina Frye ressent qu'elle n'est pas indifférente envers son confrère, voyant en lui un possible copain/collègue, l'appréciant sincèrement.

Mentalist Coeurs à vif - Chapitre 11



- Dans l'idéal, il faudrait en faire au moins cinquante. Mais pour rester réaliste, on va essayer d'en réaliser au moins une trentaine.

- Monsieur! interpelle Summer, main levée, confiante vis-à-vis de la possibilité d'accroître le nombre de cupcakes. Entre moi et Teresa on avait déjà fait dix cupcakes et entre les garçons il y en a quatre. En tout quatorze. C'est faisable d'en faire un peu plus d'une trentaine.

-Vous êtes optimiste!

- Oui. Et je crois qu'on peut en faire vraiment davantage.

Malgré le scepticisme du jeune professeur et de son léger haussement d'épaules, il se montre encourageant, enfin.

- On peut toujours tenter l'impensable.

L'expression de Summer affiche un petit acquiescement, le prenant comme un défi dû à adrénaline qui commence à l'envahir mais surtout à l'handicap venant des garçons qui possèdent indubitablement deux mains gauches pour beaucoup d'entre eux. Seule la bonne volonté fera l'admiration.

En les regardant, moue qui se tord, mise en avant, elle en va de sa réflexion à voix basse.

-C'est sûr.

Grâce à l'expérience, l'habileté des demoiselles en particulier, le groupe réussit à réaliser en tout, trente-huit cupcakes. A deux près, Summer aurait cru qu'ils arriveraient à quarante. C'est quand même pas mal comme le dit Wayne, le ton égayé, ravi de ce nombre. Pour des débutant, il estime qu'ils se sont tous bien débrouillés toutefois ainsi que leur prof de cuisine, pensant que ce n'était vraiment pas gagné. Et un qui se démarque par la satisfaction d'accomplissement, le regard d'un diablotin, est celui de Danny. L'ingrédient incorporé dans ceux qu'a réalisé quant à lui l'enseignant, sept en totalité, à la saveur meilleur qu'auparavant, va provoquer la stupéfaction de ses confrères. Le jeune Houdini est un véritable magicien de la pâtisserie. Qui l'aurait pensé?

Parmi les gâteaux de fée, surtout ceux des filles, à la diversité succulente, on y trouve; Café/ noix de coco, cassis/ fraise, cannelle/caramel, un qui se démarque. Les yeux de Patrick Jane se sont attardés dessus, celui coiffé d'une rose. Il doit être délicieux. Et Teresa l'a réservé pour lui exclusivement, l'ayant décidé quelques minutes auparavant.

- Spécialement pour vous.

Cette attention particulière fut exprimée avec un charmant sourire, le timbre désinvolte, coloré de joyeuseté sans pour autant faire preuve d'attitude extravertie.

- Merci. C'est sympa. Très sympa. Et il m'a l'air très bon.

Un sourire mutuel fut échangé, ne s'attardent pas cette fois-ci sur le regard de et de l'autre. En toute bienséance, détachement. Rien d'anormal, un simple comportement innocent.

-Je vais me l'emporter.

Puis ses sourcils se froncèrent, simulant la méfiance.

- Ce n'est pas un cupcake farce et attrape au moins?

Les lèvres de la jeune fille s'élargirent, répondant que non.

-C'est juste un cupcake normal.

-Ouf! Je suis soulagé. Ça ferait mauvais genre sI déjà je devrais être porté absent.

-Ça serait dommage.

Tous deux se sourirent avant qu'ils ne quittent tous la salle de cours, la demoiselle rougissant un peu. Le professeur le remarqua sans lui en faire une réflexion taquine, de peur peut-être de la mettre dans l'embarras, n'étant seuls là. A cette seconde, il emmène alors le cupcake, les autres en attente d'être servis lors de la réunion des profs. Néanmoins, il n'y a pas uniquement Patrick Jane qui est reparti le petit gâteau dans la main. Wayne également, écoutant le conseil de Summer. Le cupcake, joli d'ailleurs, avec l'aide de son amie, a été décoré par une fleur violette, plantée au milieu, au parfum de chocolat simplement.

Le jeune homme ne pensait pas oser aller jusqu'au bout mais étant fier de la création assistée, l'idée de l'offrir à son tour, à Grace, l'exalte, impatient d'être à demain, n'étant le seul.

Ce matin donc, le cupcake de l'amitié, protégé dans une boîte en plastique, celle-ci empruntée à sa mère, Wayne, le sourire étiré, entre dans la cour du lycée, nerveux, heureux de le remettre. Malheureusement, il se rétracte lorsque celui-ci aperçoit six minutes plus tard l'élue de son cœur, au bras de O'Laughlin. A la vue de cette image, la joie subit une fulgurante chute, se sentant ridicule à ce moment avant de ranger la boîte dans son sac à dos.

Le jeune homme sursaute ensuite brusquement à l'écoute de la voix de son pote Kimball ainsi que juste par une simple tape sur l'épaule adressée.

- Alors. Tout va comme tu veux?

Wayne se retourne avec réactivité, sur la défense, peu à l'aise.

-Euh? Ouais. Pourquoi tu me demandes ça? Tout roule, oui.

- T'es bizarre, c'est tout.

-Euh! Non. J'vais bien.

- On dirait pas.

- Si, si.

- Comme tu veux.

-Bon. Ok.

Son ami revient sur ses minuscules pas, refaisant face à l'attitude étrange de son copain.

-Tu te moques pas au moins.

- Pourquoi je devrais? le questionne-t-il par une légère ironie.

- Hier avec l'aide de Summer, j'ai fait un cupcake et je voulais l'offrir à Grace. Mais.

- Mais quoi?

Kimball reste imperturbable, n'esquissant aucun trait moqueur pour une bonne raison qui se manifeste de nouveau auprès de son ami.

-Ben. Elle est arrivée avec Craig. Je me sens tout bête maintenant. Finalement, c'est stupide. Elle, avec un mec qui semble irréprochable. Qu'est-ce que tu veux que je lui donne ça? Je vais passer pour un débile.

- Ça se peut.

- Merci de ton soutien!

- Ce qui serait débile, c'est que tu ne fasses rien. Je serais à ta place, je lui offrirais. Attends juste qu'elle soit seule.

- Je sais pas. J'hésite.

- Dégonflé.

Kimball s'éloigne de son copain dont celui-ci reste muet suite à cette réflexion qui le laisse pensif, murmurant.

- Je suis pas un dégonflé. Dégonflé toi-même.

Il se tourne ensuite vers son copain, admettant quand même qu'il a raison.

-Eh! Attends! puis le rejoint, certainement pour obtenir un conseil éclairé de plus de sa part, son ami se trompant rarement.

Quelques secondes plus tard, Grace, libre de la présence de son petit ami, Wayne s'approche afin de se lancer. Mais une fois encore, au moment de, il recule, ne lui donnant pas. Le courage de son entrée et d'il y a quelques minutes est définitivement retombée, faisant demi-tour.

Lorsqu'il passe à côté de son meilleur copain, Wayne s'arrête, lui annonçant qu'il est effectivement un dégonflé.

- Tu ne lui a pas donné?!

- Non. Je crois que j'y arriverais pas. Ça ne sert à rien.

- Poule mouillée.

- Ouais. l'admet-t-il d'une manière très expressive.

La jolie déesse à la chevelure de braise, s'avance alors à cet instant pour adresser ses salutations. A ce moment, Kimball insiste à voix basse auprès de son copain.

- C'est l'occasion.

Le jeune homme bafouille, tête baissée, la gêne au cœur de l'esprit ainsi qu'un noeud à l'estomac qui s'est formé. Il réussit néanmoins à le convaincre, sortant la boîte maladroitement. A travers le plastique, il remarque une légère couche de crème un peu étalée dans un coin. Devinant de quoi il en retourne, le grand gaillard ouvre le couvercle, constatant alors que le joli, gourmand cupcake à pris un léger coup de chaud, négligemment présentable à présent.

- C'est quoi?

Un sourire pleine de grâce surgit à sa grande surprise, face à lui, ce qui provoque des paroles bredouillées, décousus, le visage transpirant à son tour l'embarras tel un enfant qui aurait raté ses travaux pratiques, craignant des critiques humiliantes.

-Ben….. C'est….. Euh!... Ça…. Je…. Enfin… Pas grand-chose.

Un son cohérent sort quant à là, d'une manière audible, qui fait redresser les sourcils de Van Pelt, interrogative. Plus besoin de décodeur. Allô la terre! J'ai tout capté!

-Tu me fais voir.

Étant exposé, on ne peut pas cacher. La bouche de Rigsby s'étire d'une façon légèrement nigaude, pas très à l'aise décidément et ne tenant pas à le montrer. Mais ça se voit. Malgré son état pas trop catastrophique quand même, elle jette un coup d'œil, ayant l'air de ne pas voir son imperfection mais plutôt de le trouver bon.

- Il est à quoi?

- Tu le veux?

Les épaules de l'objet de son amour se haussent avec souplesse sans perdre son charmant sourire juvénile, très tentée.

- Ouais. Je veux bien. trouvant le petit gâteau très intrigant.

Wayne lui offre alors après l'avoir sorti de la boîte, lui tend, puis la jeune fille mord dedans sans méfiance, essuyant ensuite un peu de crème qui s'est déposée sur sa lèvre supérieure. A son regard tout de suite, qui exprime sa délicieuse surprise, le jeune homme se réjouit qu'elle trouve le cupcake très à son goût.

-Mmmm! Wayne! C'est vachement bon! C'est toi qui l'a fait?

-Euh? Ouais. ses lèvres s'agrandissant, heureux. Mais Summer m'a aidé.

Étant un garçon quand même franc, il ne lui cache rien, surtout à elle, pour l'entraide reçue lors du cours de cuisine. La demoiselle en profite à cette seconde de faire allusion à leur ingénieuse amie qui s'était infiltrée auparavant ce qui a alimenté les discussions au moment de cette tromperie.

-Elle nous a bien eu en échangeant sa place avec Danny.

- C'est sûr!

A la fois un peu timide et épaté par ce petit tour d'entourloupe concocté par leurs copains, il la questionne à propos du cupcake afin d'en être certain, l'esprit troublé. Il faut dire qu'en la présence de Grace, l'ado perd souvent ses moyens par nervosité.

- Tu l'as vraiment trouvé bon? C'est vrai?

-Oui. Tu l'as bien réussi. Même grâce à Summer. Tiens! Je vais peut-être m'y habituer aux cupcakes.

- T'aimerais que je t'en refasses?

- Pourquoi pas? Mais vaut mieux que tu la gardes sous le coude. Les filles sont meilleurs, c'est prouvé.

Cette remarque le rend soudainement déçu, déstabilisé et légèrement contrarié avant que la belle ne l' éblouisse par un radiant sourire taquin.

- Je plaisante.

-Ah! Ok. souriant à son tour, soulagé.

- Mais on est quand même meilleures dans certains domaines.

- Comme la cuisine.

- C'est machiste.

Van Pelt fronce les sourcils sans pour autant le prendre mal, quelque peu interloquée cependant, la bouche légèrement béante. Pour de l'humour, c'est encore raté!

-Ben… Non. Euh? C'est pas. Enfin. Je me suis mal fait comprendre. Merde. marmonne-t-il, embarrassé une nouvelle fois par sa maladresse verbale.

- T'inquiètes. Je sais ce que tu as voulu dire.

Une petite tape adressée à l'épaule de Wayne, sans effacer son sourire, étonnant le géant, soulagé de nouveau.

-Ah! Bon? s'exclame-t-il.

- Les filles sont perspicaces.

La tête du jeune homme se baisse momentanément, acquiesçant, l'attitude légèrement empotée.

Le cupcake dans la main, elle aperçoit à cet instant son amoureux, l'étirement de la bouche redoublant avant de l'interpeller.

-Eh! Craig!

Celui-ci lui sourit, lui faisant signe de la main, s'excusant auprès d'eux avant de se précipiter vers O'Laughlin. L'amoureux éperdu la suit à cette seconde des yeux, assistant peu après à un chaste échange d'un baiser avant de lui faire goûter le cupcake sur une partie non mordue. A l'air du petit ami parfait, le petit gâteau semble le conquiert, devant le trouver très bon dû à son expression.

Cette complicité qui est observée à distance rend le moral de Wayne à plat, démotivé à nouveau, impossible pour lui de détourner le regard tandis qu'une seconde tape plus ferme mais tout aussi amicale et masculine s'adresse à son épaule.

- Pleure pas.

Rigsby se tourne alors vers son bon ami Kimball envers qui il se montre découragé.

- Au moins elle a aimé ton cupcake.

-Ouais, c'est ça. Y a pas qu'elle.

Une deuxième tape sur l'épaule puis les deux amis tournent leurs talons. Le soutien, la compassion d'un copain est toujours bon à prendre.

- Allez! On se presse un peu.

Les élèves entrent alors en traînant le pas parmi, les sciences n'étant pas la matière favorite. La fusion en physique ne provoque pas forcément l'alchimie. Le professeur de cette matière qui n'est autre que Madeleine Hightower, les observe également. Il faut être polyvalent dans ce lycée.

- Madame. C'est obligé ce contrôle? demande Danny, donnant l'impression de vouloir l'éviter.

- Ne me dites surtout pas que vous n'avez rien révisé?

- J'voudrais pas que vous vous mépreniez, m'dame.

- Non! Bien sûr. réponse ironisée exprimée, connaissant bien aussi le phénomène de classe.

-Non. J' vous assure. C'est juste que ça met la pression en première heure. On a pas la tête à ça le matin très tôt.

- Vous voudriez peut-être que l'on change de programme suivant votre humeur, Danny? poursuivant l'ironie, tout petit sourire étiré.

-Ah! C'est une bonne idée, m'dame.

Le dialogue entre le professeur de sciences humaines est respectueux, amical, pris d'un ton léger malgré la distance tenue entre un élève et un enseignant et particulièrement lorsqu'il s'agit de la directrice. Il est conseillé de peser encore plus ces mots. Cependant, l'ouverture d'esprit de Riverdale amène à la bonne disposition de communiquer sans se montrer trop formel.

Le perturbateur de service élargit alors un plein sourire insolent avant que Madeleine Hightower ne lui demande d'aller s'asseoir d'une voix posée, le lycéen obéissant, le sourire maintenu.

- J'suis dégoûté.

- Ça ne va pas,Wayne?

-Euh? Si, si, madame. Euh! c'est rien, je vous assure.

Une réponse est émise d'une manière penaude due à son effet de surprise en captant la question in-extremis à ce moment, étant plongé dans ses pensées. Le jeune homme se dirige à son tour vers sa chaise, l'esprit encore confus et contrarié. Attentes non escomptées en ayant offert ce cupcake d'amour. Pauvre Risgby! On peut compatir.

Une fois que tout ce petit monde s'est assis, le professeur distribue les feuilles de contrôle, les prévenant qu'ils n'ont que quarante-cinq minutes, ce qui fait toujours râler certains râleurs récurrents, contrairement à l'amoureux malheureux dont le regard empli d'abattement se fixe en direction de Grace, son bureau placé en diagonale du sien. Il aimerait tant que la situation soit autrement!

-Wayne.

-Euh? Oui.

- Ne rêvassez pas trop. Sinon vous risquez de vous endormir sur votre fiche de contrôle. Cela compte pour quarante pourcents de la moyenne.

-Euh! Oui, madame.

Le professeur repart ensuite dans le sens contraire vers mon bureau tout en avertissant la classe que le décompte commence.

-Allez! A vos stylos!

- Et si on n'en n'a pas, m'dame?

Hightower braque à ce moment son regard en direction de l'effronté après s'être retournée puis signale au plaisantin ce que ça engendrerait au cas où si il en serait réellement démuni.

- Un zéro pointé, si ça vous dit, Danny? répondant avec sérieux cette fois sans afficher sur son visage de sévérité.

Il grimace subitement, n'étant pas preneur tandis qu'elle le félicite par la suite encore ironiquement d'être muni en fin de compte d'un stylo, taquinant.

- Vous y échappez de peu.

- Je sais, m'dame. renvoyant l'appareil sans trop employer un ton familier à l'égard du proviseur contrairement à celui de Kristina Frye, un peu plus coulante.

Il y a une limite.
Smiley