Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
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mercredi 14 février 2018

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 27

Hello à tous,

Pas pu poster plus tôt mais l'intention est là, mettant à l'honneur un baiser. Bonne Saint-Valentin passée mais je vous la souhaite bonne durant la lecture.😊
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I looked out this morning and the sun was gone
J'ai regardé dehors ce matin et le soleil était parti

Turned on some music to start my day
J'ai mis de la musique pour commencer ma journée

I lost myself in a familiar song
Je me suis perdu dans une chanson familière

I closed my eyes and I slipped away
J'ai fermé mes yeux et je me suis éclipsé

It's more than a feeling (more than a feeling)
C'est plus qu'une impression (plus qu'une impression)

When I hear that old song they used to play (more than a feeling)
Quand j'entends cette vieille chanson qu'ils jouaient (plus qu'une impression)

I begin dreaming (more than a feeling)
Je commence à rêver (plus qu'une impression)


*********

Le lendemain, de retour au bahut, la mine affligée, yeux encore rougis, Teresa s'efforce de rester digne malgré cette profonde tristesse. Était-ce une bêtise que d'avoir pris cette lourde initiative? Mais quand ce sentiment inéluctable vient vous accaparer, l'ultime choix avant de tout risquer d'abîmer est de prendre ce genre de devant. L'amour fait mal. Puis durant l'interclasse, se réfugiant aux toilettes plus longuement, face à la glace, seule, les larmes reviennent, s'essuyant rapidement le visage en s'aspergeant d'eau. Peu de secondes après, Grace entre tandis que son amie a déjà asséché ses pleurs. Mais ça ne trompe personne surtout lorsqu'on soupçonne que quelque chose cloche.

La jeune fille s'approche donc de sa proche amie, lui demandant à voix douce si tout va bien, se doutant évidemment du contraire.

-Oui, oui. Ça va. répondant d'une manière expéditive afin que rien ne transparaisse.

-T'es sûre?

-Oui. Je suis juste fatiguée. Ça va aller.

Celle-ci se retourne ensuite, sourire forcée, regard larmoyant.

-Je vois bien que non.

Et à ces paroles prononcées, la demoiselle s'écroule, pleurant, le visage détourné par pudeur, mains s'enfonçant dans les poches de son jean.

A approche prudente, Grace s'avance vers son amie et sans brusquer, lui offre cette fois-ci des bras consolateurs sans qu'ils ne soient repoussés.

-C'est fini.

-Qu'est-ce qui est fini?

-Avec Kimball.

-Mais pourquoi? Ca allait entre vous, non ? demande-t-elle, l'air interrogatif.

Teresa se retire de l'emprise amical de Grace, larmes essuyées du revers des doigts, s'expliquant alors, le minois chagrin d'une petite fille.

-On s'est petit à petit éloignés sans que ça prévienne.

-Ah, bon … Mais … Enfin, je suis surprise. Ça peut, peut-être s'arranger.

Face à une miss Van Pelt déconcertée par cette brutale rupture qui lui est confiée, Teresa hausse seulement les épaules, vaincues par le défaitisme mais surtout par la lucidité qui lui fait sentir que c'est devenu différent. Difficile d'intervenir dans ces cas-là.

Avant la reprise des cours, isolées, la jeune fille a à nouveau droit au réconfort, l'amitié l'étreignant. Quelques secondes plus tard, Teresa se regarde une nouvelle fois dans la glace, ayant pour réflexion envers sa mine, une comparaison très flatteuse.

-On dirait un lapin atteint d'une conjonctive de niveau 3.

Les adolescentes en sourient nerveusement, Grace lui passant alors un stylo de camouflage, sorti de son sac.

-Tiens. Ca cachera un peu.

Le maquillage est la trousse de secours pour les filles même si ça semble superficiel.

-T'as ça? l'étonnant.

-C'est Summer qui me l'a donné hier. Je sais pas pourquoi mais bon. J'ai oublié de l'enlever. Comme quoi!

-Ouais. Comme quoi.

Une petite retouche non vraiment utile et au bout de quatre minutes les émeraudes qui avaient virés au rouge, revinrent à une couleur normale.

En sortant des toilettes deux, trois minutes plus tard, au loin, dans la cour, le regard des deux ex-amoureux se croisèrent à distance, se posant durant un bref instant, attristés réciproquement par cet autre mauvais tour que les imprévus de la vie nous jouent.

Wayne de son côté, ayant remarqué que les anciens tourtereaux semblaient distants, mettant ça sur le compte d'une éventuelle dispute, la question ne se fit pas attendre.

-Qu'est-ce qui se passe entre vous? Vous vous faites la tête?

-Non. On a rompu.

Et à son habitude, à cette seconde, Kimball lance cette nouvelle d'une façon abrupte, stupéfiant son pote.

-Tu déconnes, là?!

-Non.

-Pourquoi?

- Le sport.

-Le sport ?! C'est quoi ces conneries ?

-Des conneries qui séparent.

Son copain fige son regard, froncement des sourcils en exécution, finissant d'avaler le reste d'une barre de chocolat pendant que Kimball marque un panier.

-T'as perdu.

-Hein ?

Alors que Wayne demeure songeur, la sonnerie retentit, les deux copains quittant le terrain, prenant leur sac à dos, celui-ci n'obtenant pas d'autres compléments d'information pour l'heure et sans doute n'en n'espérant pas par la suite vu le tempérament de son ami, dénué de toute extériorisation.

La rumeur de la séparation court deux jours après à grande vitesse, l'attitude ne trahissant pas. Même si l'on est secrète, les amis ne sont pas aveuglent et on peut compter sur eux sans rien réclamer.

-Tu t'en vas pour combien de temps?

-Une semaine

-Ok.

-Ne fais pas cette tête, Patrick.

-Non. C'est égoïste mais si tu deviens associé dans cette agence, on va se voir quand?

-Ce n'est pas loin. San José n'est qu'à 1h 56 de Sacramento.

-C'est vrai. Il faut dédramatiser.

-Ne sois pas triste.

-Non. C'est juste que tu vas me manquer.

L'expression de jeune garçon qui s'affiche sur la figure d'ange du prof, se fend quand même d'un étirement sur les lèvres tel un ado attaché à sa petite copine. Cela se comprend quand on est amoureux. Et près de la DS, un baiser chaste est échangé tandis que les lycéens sortent petit à petit en ces fins de cours, dont le groupe, des yeux féminins lorgnant sur la scène. De visu, Summer en prend pleine conscience. Et comme toute ado, la réaction est immédiate.

-Quel bol elle a!

-Et m'sieur, on est trop jeunes pour voir ça!

Une aubaine pour Danny que de chambrer son professeur non préféré, l'expression à nouveau narquoise. Toutefois, l'enseignant le prend totalement à la rigolade, en souriant juste ainsi que sa compagne. Les élèves ne s'attardent pas, seul un croisement du regard s'effectue entre Teresa et Patrick Jane, une action machinale, neutre. Ça peut arriver.

-Je suppose que c'est lui le fameux numéro.

-C'est bien lui. fixant le jeune homme au loin.

-Tu ne dois vraiment pas t'ennuyer.

-Non, c'est certain. C'est moins monotone ainsi. l'humour revenant à la charge.

Ils en sourient bien sûr avec complicité à leur tour avant la remarque prochaine qui est exprimée à la légère mais d'une manière très observatrice.

-Je suis certaine que tu fais des ravages auprès de ces jeunes adolescentes.

-Oh! Mon dieu! Mon dieu, non.

Erica le regarde, percevant son côté réservé, timide, humble, sincère avant de l'embrasser par la suite.

-Tu sais ce que j'aime chez toi?

-Dis-le.

-Je peux tout discerner en toi. Sur certains points tu n'es pas hermétique.

-Tu crois?!

-Oui.

-C'est sûr. Ce n'est pas pour rien que tu travailles dans une agence de rencontre.

-Et je suis la meilleure sans trop vouloir me vanter. J'ai le don de voir l'essentiel.

Le professeur acquiesce, souriant, partant tous deux peu après. On dit que la distance peut renforcer les liens car le manque de l'autre est attisé et on en devient davantage dépendant. Pas faux. Mais jusqu'à quand? Le premier exemple concret n'a pas survécu à cette fatale échéance. Dur d'être ado! Mais pas seulement. Les une semaine prévue au départ s'est transformée en deux et passant associé, Erica Flynn est partie pendant trois semaines afin de faire ses preuves. Le manque était bien présent sauf durant le week-end, se retrouvant. Mais l'imprévu guette toujours. Personne n'est préparé à rien dans la vie.
*******************************************

-Qu'est-ce qu'il fait? Merde!

Pour la deuxième fois en ce début encore de cette nouvelle année 1996, Teresa se retrouve à nouveau en train d'attendre quelques jours après, à proximité de l'enceinte du lycée, près du portail, grelottant légèrement. Tout en murmurant à elle-même, sans aucune autre compagnie, à croire que personne ne souhaite attendre le bus, la demoiselle continuant de maugréer.

-Fais chier! J'en ai marre! Qu'est-ce que tu fais, papa?! J'ai pas envie de poiroter ici une éternité!

Et là, pas moyen de téléphoner une nouvelle fois, l'établissement semblant être fermé. Quinze minutes d'attente déjà lui en paraît cinquante. Peut-être que les boucles temporelles existent finalement car ce soir à comme un goût de déjà vécu. Enfin …

Malgré son duffle-coat marine, son bonnet noir à pompon, imprimé à grosses étoiles gris foncé, son pull à col roulé vert jade, mains dans les poches, le léger froid se fait sentir quand même. La marche la réchaufferait, tentée de rentrer à pince. Vraisemblablement, le lycée n'était pas complètement désert, Zorro en sortant. Sans le savoir, il représente sans le réaliser le protecteur même si, encore heureux, rien n'arriverait certainement à la demoiselle. Toutefois, on ne peut jamais en être affirmatif. Alors en cas …

Etant le dernier à partir, un double de la clé de l'établissement ainsi qu'une autre du portail pour la sortie des profs en main, remis après son arrivée, celui-ci est verrouillé après passage avant que l'enseignant ne se dirige vers sa DS. La portière côté conducteur est ouverte quelques secondes plus tard, besace lancée sur les sièges de derrière. Le professeur se redresse ensuite, tourne la tête encore machinalement, nonchalamment sur la droite, ne tardant pas à apercevoir à quelques mètres de là, une figure très familière de cette situation ce qui le fait sourire dû à la répétition de celle-ci.

Les boucles temporelles ne sont sans nul doute une légende à son avis. Et cela en devient très étrange. Il s'installe par la suite dans la voiture, ferme la portière puis démarre peu après, s'arrêtant très vite au niveau de l'élève en apparence oubliée. La vitre côté passager est alors baissée, l'interpellant pour la seconde fois par son nom. L'adolescente se courbe légèrement, comme pour la première fois lorsqu'elle fut abordée par la DS, en souriant joliment à grande bouche.

Pour être heureuse, elle est et ça change d'un coeur en inertie ainsi que rassurée en voyant un visage qui inspire la confiance.

-Bon! Je pense qu'on n'y croyait plus mais … Voilà la prochaine fois.

Face à ce trait d'humour modeste, Teresa adresse un radiant sourire enfantin, acquiesçant.

-Ça ne va pas me valoir un blâme vu les circonstances à nouveau. Je vous reconduit?

La jeune fille oriente à ce moment son regard vers la gauche afin de s'assurer que la directrice ne soit pas encore dans les parages.

-Ne vous inquiétez pas. J'étais le dernier à partir. Je pense pas que madame Hightower ne nous chopera pas en flagrant délit une nouvelle fois.

Miss Lisbon regarde de nouveau l'enseignant, encore amusée par son esprit à plaisanter, hésitant cependant. Et si quelqu'un nous voyait? Il aurait des ennuis. Après une courte réflexion et comptant à présent vingt minutes d'attente à sa montre qui semble ne pas en finir, elle répond oui. Pour la seconde fois, la demoiselle s'engouffre dans la voiture sans se faire prier à cet instant après avoir récupéré son sac à dos et avoir couru.

Une fois bien installée, la DS redémarre, sac à dos calé entre ses chaussures. Tout est pareil à quelques différences près évidemment. Contrairement à la première fois, la radio est allumée, réglée sur une station qui diffuse des morceaux assez variés. Pop/Rock ou Rock/ Alternatif, un peu de dance, d'électro, Rap/R'N'B. Et ce qui est diffusé à cette minute est Free Fallin, chanson de 1989 de Tom Petty.

Étrangement de nouveau, la demoiselle ressent intimement que les paroles lui sont comme adressées. Un délire d'ado? Lorsqu'on est croyante, pourquoi ne pas croire aux apparents messages divins que l'on peut recevoir même si ça échappe aux communs des mortels? Quant à la seconde sensation étrange, celle-ci s'avère être plus troublante, rendant son esprit comme brouillé plus qu'il ne l'était déjà dû à cette pause qui n'est bien sûr pas comparable. Celui-ci est brutalement enivré d'une soudaine euphorie, indéfinissable.

Néanmoins, rien ne transparaît à part un mignon, léger sourire qui est adressé cette fois-ci à la vitre, remontée depuis. L'air est un tantinet glagla. Faisant plus chaud dans la DS qu'à l'extérieur, chauffage mis avant le premier démarrage, frais avant d'y pénétrer, Teresa enlève sa panoplie d'hiver, son bonnet, se recoiffant vite fait à l'aveuglette par coquetterie. Concentré par la conduite, Patrick Jane ne dévie pas son attention, gardant le regard centré sur la route avant de monter à cette seconde un peu le son.

-J'aime beaucoup ce morceau.

-Ouais. Moi aussi.

-Les grands artistes traversent le temps. C'est intemporel et pas si loin non plus.

-Tout à fait. Je suis d'accord. le pensant sincèrement en hochant la tête, petit sourire pudique qui se souligne.

Mains posées sur les genoux, la demoiselle reste toujours quelque peu intimidée par le charisme, l'aisance, la personnalité de ce professeur atypique.

Cependant discrètement, du coin de l'œil, elle détaille furtivement la tenue de mister Jane, déjà vu mais pas d'aussi près. Une forme d'attirance se précise alors malgré la dualité qui y sévit intérieurement. L'évidence semble cogner, sagement toutefois.

Avec son caban noir en laine rangé à l'arrière, arrivé ce matin avec, faisant ressortir cette allure de jeune étudiant, besace portée en travers, comment l'ignorer? Comme cette veste de costume de coloris gris bitume, au port décontracte, élégant la fois, coupe droite, déboutonnée, laissant entrapercevoir un petit gilet noir, ouvert également, de contraste différent. Et pour compléter, un tee-shirt à manches longues bleu marine sur lequel s'exhibe un boxer debout, fagoté d'un short rouge à rayures blanches sur les côtés, lunettes noires et sur lequel Teresa peut quand même y lire; Doux comme un agneaux mais prêt au combat!

Cela confirme de plus en plus l'aspect blagueur ce qui la fait sourire brièvement avant que le regard ne se replace droit devant, terminant d'écouter la chanson.

****
"And i'm free, free fallin, yeah, i'm free, free fallin'.
Et je suis libre, en chute libre, ouais, je suis libre, en chute libre."

****

Ils arrivent plus tard vers le domicile, l'enseignant se garant comme le 3 octobre 95, à proximité.

-Eh bien! Nous voici à bon port, mademoiselle. le formulant avec ce sourire de gamin espiègle si irrésistible.

L'adolescente lui rend une nouvelle fois une bouche élargie de gratitude, pensant que peut-être qu'entre-temps, son père est finalement venu au bahut, se disant néanmoins; Tant pis, je n'allais pas patienter indéfiniment."

-Merci encore. A me geler sur place, j'en avais un peu ras-le-bol.

-J'ai vu que vous grelottiez. Et de vous revoir dans la même situation … Bon! J'admets que j'en ai souris. C'est comme si on avait remonté le temps.

-C'est ce que je me suis dit justement. C'est dingue!

-Ça! Par contre, je pense que je n'aurais pas de problèmes cette fois pour vous avoir reconduit. Sur ce point ….

-Ouais. J'vous comprends.

La jeune fille se montre compatissante, compréhensive, se mettant à sa place.

-C'est assez problématique.

Le prof acquiesce à son tour, l'échange sur ce sujet, ne s'attardant pas, étant à cet instant sans importance. Puis comme par magie, qu'entendent-ils? More Than Words, ce qui les amuse. Un drôle de hasard ou un signe? L'étrangeté de ce soir paraît s'accomplir en accéléré concrètement, leur échappant également.

Ils en sourient à s'en décrocher leur mâchoire tant c'est réellement bizarre, les ramenant à la soirée sixties en tout bien tout honneur, joyeusement. Un regard est à ce moment échangé, haussant tous deux les épaules tandis que la sensation accroît intensément son euphorie qu'elle ne s'explique toujours pas.

Tout ce qui se fait sentir au plus profond est cette magie providentielle, extraordinaire dont elle se serait foutu il y a quelques minutes de ça. Celle-ci s'est immiscée à l'improviste, envahissant l'intérieur de la DS. Grâce au temps remonté durant cette minute, on peut assister de nouveau à la scène dans leur tête, clairement, un sentiment intacte éprouvé.

-Je ne vais pas vous retenir plus longtemps en otage.

-Vous avez tout le temps le mot pour rire.

Teresa étire ses lèvres d'emblée, amusée encore et réciproquement.

-Ça sort tout seul. Mes mots n'en font qu'à leur tête.

-Ça serait un bon titre pour une chanson. Un peu dans le genre de … Celle-là.

Le sourire de la jeune fille se modère, donnant l'impression que sa sensation se soit exprimée limpidement, préférant alors se taire de peur de dire des âneries.

-C'est rapprochant, oui.

Tête baissée, l'adolescente la relève, dirige son regard émeraude qui revête l'illusion que son éclat s'est attisé. C'est le cas. Ses lèvres ébauchent un soulignement innocent, désintéressé à son égard et impulsivement, se laissant pousser vers l'indécence, l'inhabituel, le préjudice, le bras de Patrick Jane s'élance à la conquête de son élève, main posée doucement derrière la tête de celle-ci, venant à commettre le crime contre les valeurs éthiques de sa propre personne. Quel affront envers la bonne moralité!

Au bûcher et que ça saute!

Un baiser rompt les rapports étudiante/ professeur et …


****
I'm feeling out of bounds, out of bounds
Je me sens hors des limites, hors des limites
I'm running out of time, out of time
Je suis hors du temps, hors du temps


****

Teresa, tout comme lui, n'osant qu'ils n'auraient pensé enfreindre cette règle auparavant, celle-ci est jeté la poubelle lorsque le contact divinement doux rencontre ses lèvres qui l'accueillent avec une très bonne disposition sans aucune intention de le repousser. La demoiselle prend même l'initiative de placer sa main sur la joue du jeune enseignant, conscients mutuellement et consentants, que ce rapprochement va à l'encontre de tous ces bons principes de moralité.

I'm a fool to want you/Je suis une idiote à te vouloir/I'm a fool to want you/Je suis une idiote à te vouloir/To want a love that can't be true/À désirer un amour qui ne peut exister/A love that's there for others too/Un amour qui est pourtant vrai pour les autres/I'm a fool to hold you/Je suis une idiote à te serrer/Such a fool to hold you/Rien qu'une idiote à te serrer/To seek a kiss not mine alonechercher un baiser répondant au mien/To share a kiss that Devil has known/À chercher un baiser que le Diable a connu

Je suis fou de te vouloir, Je suis fou de te vouloir, De vouloir un amour qui ne peut être vrai, Un amour qui est pour les autres aussi, Je suis fou de te prendre, Tellement fou de te prendre, De donner un baiser qui n'est pas seulement le mien, De partager un baiser que ce démon a connu.

*****

Absolument rien n'a été prémédité, entraînés dans la spirale, expérimentant le début d'une chaleur totalement inconnue. Cette tentatrice de magie diabolique! Lucifer doit bien se marrer là-haut. Ha, ha! La magie se présente cependant sous une enveloppe pure, bienveillante malgré ce que l'on pourrait croire. Eh bien! Teresa ferait plus d'une envieuse, jalouse à cette seconde.

Quant au baiser , celui-ci est chaste, n'ayant toutefois la saveur de l'adolescence, même embrassée simplement, fugitivement. La permission fut accordée même si cela les a pris au dépourvu, décontenancés ainsi que agréablement désorientés avant que le contact ne se brise. Néanmoins, Mister Jane se ressaisit dans l'imminence, l'esprit réapproprié, se redresse, s'excusant.

-Je suis désolé. Je n'aurais pas dû. C'est pas moi. Je suis … Je n'aurais jamais dû faire ça. se confondant en excuses sincères face à la jeune fille dont son esprit lui pardonne entièrement, ne lui en voulant du tout.

Au contraire ! Mais comprend sa position, ce qu'il peut éprouver. Un désir coupable qui aurait dû être refréné n'est jamais facile à assumer.

-C'est pas grave.

L'unique réaction verbale qui lui vient alors à l'idée, le pensant honnêtement à côté de l'expression embarrassée, contrite du prof qui dodeline de la tête, ne pouvant qu'acquiescer.

-Si quand même!

Un rictus se crayonne au coin de la bouche, grimaçant légèrement de culpabilité avant de lui suggérer qu'elle ferait mieux de ne pas se retarder dans le véhicule, le ton pondéré, diplomate, Teresa le comprenant à nouveau.

-Vous avez raison. Il vaut mieux que je rentre.

Sans rancune mais abritant rapidement une pointe de déception, un goût d'inachevé la transperce. Elle attrape rapidement son sac à dos, reprend son bonnet, ouvre la portière hâtivement, quittant la DS. Malgré ce qu'il vient de se produire, en fidèle protecteur, Patrick Jane attend que l'étudiante soit rentrée, ne redémarrant pas de suite, trop troublé surtout par son acte de nature condamnable, s'en voulant terriblement. Si l'adolescente a pris ses distances avec Kimball, en ce qui concerne sa relation avec Erica, celle-ci reste inchangée. Aucune séparation n'est prévue.

Après ces mots échangés durant le dernier week-end, par rapport au travail de sa petite amie, ceci les a conduit à ne plus se reparler depuis, la situation devenue à présent épineuse. Il n'est pas le genre d'homme à se comporter ainsi évidemment. Quelle connerie! Et le pire, c'est qu'il n'a nullement détesté même si le remord est devenu là, un résident à cette heure.

Lorsque la jeune fille referme la porte de l'entrée quelques secondes après, son père rentré il y a vingt minutes, celle-ci lui raconte qu'elle a marché, prenant le bus par la suite, ne pouvant que la croire tandis que le parfum de la bière parvient aux narines de la jeune fille.

-Ok.

Quoi ajouter d'autre? Aucun des deux n'ayant le courage de se justifier, lassés?

-Je t'ai attendu mais …

-Je sais, je sais.

Le sentant un tantinet irrité, elle préfère se retirer dans sa chambre, montant prestement les escaliers, ses frères regardant la télé tout en grignotant des confiseries. Faire une remarque à ce propos aurait été comprise comme désobligeante. Encore une bonne occasion pour se taire pour la petite maman.

En se réfugiant dans sa chambre, se déshabillant, après avoir posé son sac à dos, duffle-coat, bonnet, rangés par la suite dans le placard, elle marque un moment d'arrêt avant de refermer l'armoire, pour s'approcher de la fenêtre, fermant alors les yeux. Inspiration, expiration profonde, bras le long du corps, sa bouche esquisse un étirement gracieux, l'effet des paroles de Free Fallin', More Than Words ayant fait leur chemin jusqu'au cerveau.

Celles-ci se propagent telle une révélation merveilleuse, circulant en libérant un faisceau de lumière qu'elle distingue distinctement. Blanche, brillante qui la mène à travers une vision lucide. Cette ivresse a frisé la pleine euphorie, lui signalant le tout début du premier jour d'une nouvelle existence.

Ça a du bon les boucles temporelles, en incluant des éléments inédits. Il faut avoir confiance en les prémonitions qui ne se manifestent pas pour jouer le rôle d'une décoration, ayant pour mission de faire miroiter des illusions.

Non. Celle-ci promet toute sa fiabilité, le confirmant officiellement à Teresa. Ca ne s'explique pas, ça se ressent. Et on rembobine jusqu'à cet échange purement amical non diffusé.

-Je dois dire que j'ai été bluffée par votre tour de magie à lire dans les pensées. Stupéfiant franchement!

-Avec de l'observation, on arrive à lire à travers des fois. L'attitude est éloquente chez l'individu.

-Je vous crois. Et Danny a bien été mouché. J'admets aussi que j'ai été épatée par votre sens de la logique sur ce coup. Chapeau !

-Entre nous. J'ai du mérite moitié sur ce coup comme vous dites.

Quelques minutes auparavant, Patrick Jane fit un aveu sous la forme d'une confidence face à la réaction surprise de la demoiselle. L'expression légèrement grimacière, un peu coupable, le demi-sourire malicieux tel un gamin, celui-ci tourna la tête en direction de la jeune fille avant que ses lèvres ne prennent davantage de largesse.

-Comment ça ? demanda-t-elle intriguée.

-J'ai de la famille dans le milieu forain.

-Vous plaisantez, là !?

-Non.

-Mon dieu !

Teresa exprima une hilarité faciale spontanément, complètement sous l'effet de la stupéfaction également.

-Non, franchement. Vous êtes sérieux ?

-Oui, je suis sérieux. un petit sourire en coin néanmoins qui apparut.

-Ok. Si jamais ça se sait …

-Oh ! Pas besoin de m'en dire plus. Je devine tout à fait ce qui m'attendrais. Votre ami ne me louperait pas.

-C'est certain ! … Mais ami. En ce moment, pas trop.

La tête de l'adolescente se baissa, se tournant furtivement ensuite vers la vitre avant de la relever.

-Je suppose que vous lui en voulez à cause des cupcakes ?

-Ouais. Et il n'y a pas que moi.

-Je comprends. C'est pas cool ce qu'il a fait. Pas bien du tout même. reprenant auparavant le langage de la jeunesse.

-C'est sûr.

-Je peux vous donner un conseil ?

-Lequel ? lui faisant face de nouveau.

-Ne le punissez pas trop longtemps. Malgré cette erreur non insignifiante, je pense qu'il mérite de retrouver à nouveau votre amitié et celle de tous. Maintenant, vous faites ce que vous voulez, bien entendu.

Le sourire très élargie qui resplendit d'une charmante espièglerie naturelle, celui-ci communicatif, Teresa ne put résister à en échanger un aussi, juvénile, mignon et rayonnant.

-D'accord. hochant la tête. On verra ça. … Au fait, vous pouvez m'en dire plus sur cette révélation que j'ai pris comme une bombe?

- Comme une bombe?! A ce point?

-Ok. C'est sans doute exagéré.

-Je trouve. l'amabilité bien étendue sur les lèvres ne s'affadissant pas.

Et par cette parole sans trop de promesse, ça laisse tout supposer.

-On verra ça.


Tous deux se regardèrent ensuite, l'allégresse maintenue sur leur bouche, ne sachant encore quoi décider à propos du sort de mister Ruskin, ne sachant aussi comment comprendre cette dernière réponse. Un genre de chantage?; Pardonnez-lui et je vous raconterai. Non!

Par ailleurs, la cour de justice de l'amitié alors, rendrait leur verdict plus tard. Pour l'heure, dans cette voiture, une naissance improbable allait avoir lieu. Et après cette heure, une renaissance allait voir le jour …. . Dans la chambre d'une jeune fille mûre de 17 ans.


******

J'étais perdu mais je me suis trouvé

Une ligne a été franchie
Un navire s'est échoué
Le garçon est parti

Pleurons
et laissons-le partir.


Il est parti ce matin comme prévu
Mais c'est un nouveau jour,
Ne penses-tu pas ?

En compagnie des loups
Je me suis assis en silence
Observateur et effrayé
J'étais au plus bas mais maintenant je plane
Ca aide de connaître la sérénité de l'ennui quand même
Quelque chose ne va pas, quelque chose ne va pas

Quand tout reste pareil.
Alors face au feu
Viens en ton nom.
Même si je ne peux pas me rappeler depuis combien de jours je suis là
Quand les lumières de l'aurore ont cessé de briller
J'étais vivant pour la première fois.
Et la vanité tombe, en plis légers comme une plume
mais elle mord tels des yeux sans amour
..
Ce fut, ce fut la plus longue nuit de ma vie.

*****
Ce monument de mélodie mystique s'emplit dans la pièce, le changement s'avère totale, l'accueillant bientôt.

*Chanson ajoutées: Adolescents, In company of wolves - Incubus.

mardi 13 février 2018

Le chapitre 27 se joint au 14 février

Hello,

Par rapport au chapitre qui sera mis en ligne demain, cela vous fera comprendre ce qu'il contiendra et à en comprendre le sens.😃😉 Alors amateur du Jisbon, rendez-vous demain.
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I looked out this morning and the sun was gone

J'ai regardé dehors ce matin et le soleil était parti

Turned on some music to start my day
J'ai mis de la musique pour commencer ma journée

I lost myself in a familiar song
Je me suis perdu dans une chanson familière

I closed my eyes and I slipped away
J'ai fermé mes yeux et je me suis éclipsé



It's more than a feeling (more than a feeling)
C'est plus qu'une impression (plus qu'une impression)

When I hear that old song they used to play (more than a feeling)
Quand j'entends cette vieille chanson qu'ils jouaient (plus qu'une impression)

I begin dreaming (more than a feeling)
Je commence à rêver (plus qu'une impression)

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******

I'm a fool to want you
Je suis fou de te vouloir

I'm a fool to want you
Je suis fou de te vouloir

To want a love that cant be true
De vouloir un amour qui ne peut être vrai

A love that's there for others too
Un amour qui est pour les autres aussi

Im a fool to hold you
Je suis fou de te prendre

Such a fool to hold you
Tellement fou de te prendre

To seek a kiss not mine alone
De donner un baiser qui n'est pas seulement le mien

To share a kiss that devil has known
De partager un baiser que ce démon a connu

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****
I'm a fool to want you

Je suis une idiote à te vouloir

I'm a fool to want you
Je suis une idiote à te vouloir

To want a love that can't be true
À désirer un amour qui ne peut exister

A love that's there for others too
Un amour qui est pourtant vrai pour les autres


I'm a fool to hold you

Je suis une idiote à te serrer

Such a fool to hold you
Rien qu'une idiote à te serrer

To seek a kiss not mine alone
À chercher un baiser répondant au mien

To share a kiss that Devil has known
À chercher un baiser que le Diable a connu




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*Boston/ Franck Sinatra et Billie Holiday.